Les candidats REM ont été désignés « par une commission occulte » critique Julien Dray
Julien Dray, conseiller régional PS d’Ile-de-France, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. S’il salue « le culot » d’Emmanuel Macron, il doute de la capacité des députés REM  à trouver une « cohésion ».

Les candidats REM ont été désignés « par une commission occulte » critique Julien Dray

Julien Dray, conseiller régional PS d’Ile-de-France, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. S’il salue « le culot » d’Emmanuel Macron, il doute de la capacité des députés REM  à trouver une « cohésion ».
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les résultats du premier des élections législatives sont sans appel : La République en Marche le remporte haut la main, avec 32% des voix. « On va avoir quelques surprises à l’Assemblée quand on va découvrir le panorama de tous ces députés », avertit Julien Dray. Les visages des candidats REM sont en effet bien souvent inconnus. Et si le Président y voit le gage d’un renouvellement au palais Bourbon, Julien Dray est critique sur la manière dont ils ont été investis. Selon le socialiste, « ils ont été désignés par une commission occulte » et il s’agit plus de « copinage » que d’une « vraie sélection ». « Il va falloir qu’ils trouvent leur cohésion », estime-t-il.

Quant à la nécessité de renouveler la classe politique, il est plus mesuré qu’Emmanuel Macron : « La synthèse entre les générations est utile. La pire des erreurs est de tomber dans le jeunisme, mais cela ne signifie pas qu’il ne faut pas à un moment donné passer la main. Il ne faut pas faire le combat de trop. »

Julien Dray : « La synthèse entre les générations est utile »
00:33

« Ce n’est pas aussi simple »

Le conseiller régional d’Ile-de-France a également évoqué l’imbroglio qui a cours dans la 18ème circonscription de Paris, où Myriam El Khomri (PS) et Pierre-Yves Bournazel (LR), qui s’affronteront au second tour, se revendiquent tous deux de la majorité présidentielle. L’une affirme avoir le « soutien officiel » d’Emmanuel Macron, l’autre celui d’Édouard Philippe. « Cela prouve que ce n’est pas aussi simple », ne manque pas de souligner Julien Dray.

Pour lui, Emmanuel Macron surfe sur « l’envie que ça marche » des Français. « Il a bénéficié d’une situation, a été opportuniste au bon sens du terme, a crânement joué sa chance, et ça lui a été profitable. Il a eu du culot », a-t-il souligné avant de rappeler que « l’état du pays n’a pas disparu et qu’il va désormais falloir « travailler à ce que cette envie se concrétise ». D’autant que le taux historique de l’abstention (51%) au premier tour des législatives prouve qu’ « il y a une envie mais aussi un doute ». Et ce doute, Julien Dray en fait part tant au sujet du projet de réforme du droit du travail - « Ce n’est pas vrai que parce qu’il n’y a pas plus de Code du travail il y aura plus d’emplois » - que sur la volonté de l’exécutif d’inscrire dans le droit commun des mesures de l’état d’urgence.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le