Les cartes de vœux de l’Élysée imprimées par l’ex-otage des frères Kouachi
Les cartes de vœux 2017 de l’Élysée ont été imprimées à Dammartin-en-Goële, là où s'était achevée la traque des tueurs de Charlie...

Les cartes de vœux de l’Élysée imprimées par l’ex-otage des frères Kouachi

Les cartes de vœux 2017 de l’Élysée ont été imprimées à Dammartin-en-Goële, là où s'était achevée la traque des tueurs de Charlie...
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Les cartes de vœux 2017 de l’Élysée ont été imprimées à Dammartin-en-Goële, là où s'était achevée la traque des tueurs de Charlie Hebdo en janvier 2015, a indiqué mardi la présidence, confirmant une information de BFMTV.

"Cela a été confié à l'entreprise de Monsieur Catalano à la demande du président", a précisé le service de presse de l’Élysée à l'AFP.

Le 9 janvier 2015, Michel Catalano, le patron de cette petite imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), avait été pris en otage pendant une heure trente par les frères Kouachi, qui faisaient l'objet d'une vaste traque deux jours après avoir tué douze personnes à la rédaction de Charlie Hebdo et dans leur fuite.

Les deux frères avaient été repérés en train d'entrer dans l'imprimerie par un gendarme de cette commune du nord de la Seine-et-Marne, qui avait blessé l'un d'entre eux lors d'un échange de tirs devant l'entreprise. L'assaut final, donné par le GIGN, avait eu lieu quelques heures plus tard, détruisant partiellement le bâtiment.

"C'était vraiment un souhait du président de soutenir le redémarrage de l'activité de l'imprimerie", a ajouté le service de presse de l’Élysée.

L’imprimerie a rouvert en septembre dernier, en présence de François Hollande. À cette occasion, le chef de l’État avait décoré de la légion d'Honneur les deux rescapés de la prise d'otages: Michel Catalano et Lilian Lepère, un de ses employés, qui s'était caché dans un placard sous un évier.

"C'est une belle surprise, on m'a téléphoné pou savoir si je voulais imprimer les cartes de voeux du président de la République, à sa demande, j'ai dit bien sûr, oui. J'en étais très honoré, j'ai fait un devis, on m'a fait une commande, j'ai fait en sorte de répondre et de l'honorer le plus vite possible", s'est réjoui M. Catalano, interrogé par l'AFP.

"C'est une commande supplémentaire, et j'avais besoin de commandes, et les cartes de voeux de l'Elysée c'est une référence", a-t-il encore ajouté.

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