Les départements d’IDF dénoncent le projet du gouvernement pour le Grand Paris
Les présidents des départements franciliens ont dénoncé le projet selon eux "dangereux" et "incohérent" du gouvernement pour le...

Les départements d’IDF dénoncent le projet du gouvernement pour le Grand Paris

Les présidents des départements franciliens ont dénoncé le projet selon eux "dangereux" et "incohérent" du gouvernement pour le...
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Les présidents des départements franciliens ont dénoncé le projet selon eux "dangereux" et "incohérent" du gouvernement pour le Grand Paris, dans une lettre ouverte à l'ensemble des élus départementaux diffusée vendredi.

"Nous avons appris, par voie de presse, durant la trêve des confiseurs les propositions extravagantes à l'étude", écrivent-ils.

"Celles-ci prévoient, notamment, la suppression des trois départements de la 'petite couronne' (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), et envisagent aussi, à terme, la suppression des quatre de la 'grande couronne' (Yvelines, Seine-et-Marne, Val d'Oise, Essonne)", soulignent les élus.

Le courrier est co-signé par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR), et celui de l'Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau, alors qu'Emmanuel Macron doit dévoiler prochainement ses intentions pour la métropole du Grand Paris.

"Tous nos départements seraient remplacés par de nouvelles formes d'intercommunalités, à statut particulier, au périmètre et au mode de gouvernance indéterminée", écrivent les élus.

Ils dénoncent un "projet dangereux sur le fond et incohérent sur la forme". "Bâti sur des obsessions centralisatrices, celui-ci ouvre la voie à la constitution d'une métropole des riches générant une grave fracture sociale", font-ils valoir.

"Ce risque n'existe pas qu'en Ile-de-France", notent les élus, insistant "sur le danger global" de cette méthode "pour l'ensemble des départements" qui pourraient "subir les conséquences de la 'méthode francilienne' initiée par le gouvernement".

Ils en appellent enfin "à la solidarité de tous les départements" face à la "volonté recentralisatrice" et aux "méthodes technocratiques" de l'exécutif.

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