Les députés FN contre un budget de « déconstruction » et de « cadeaux aux plus aidés »
Les députés FN, critiques d'un projet de budget pour 2018 de "déconstruction" et de "cadeaux aux plus aisés", comptent défendre...

Les députés FN contre un budget de « déconstruction » et de « cadeaux aux plus aidés »

Les députés FN, critiques d'un projet de budget pour 2018 de "déconstruction" et de "cadeaux aux plus aisés", comptent défendre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les députés FN, critiques d'un projet de budget pour 2018 de "déconstruction" et de "cadeaux aux plus aisés", comptent défendre dans l'hémicycle une série d'amendements, entre autres sur l'ISF et la taxe d'habitation, a déclaré mercredi Sébastien Chenu.

Le premier projet de loi de finances du quinquennat, examiné depuis mardi en commission des Finances, "reflète bien la philosophie de LREM et d'Emmanuel Macron" : "Aucune vision d'avenir mais un projet de loi de déconstruction (...) en parfaite continuité avec les choix des précédents", a jugé l'élu du Nord lors d'une conférence de presse.

Epinglant des "baisses d'impôts en trompe l'oeil", ce porte-parole du FN a évoqué un "chiffre choquant: 46% des baisses d'impôts vont bénéficier à 10% des Français les plus aisés, un cadeau fait aux plus aisés, aux gagnants de la mondialisation".

Et l'ensemble des "cadeaux fiscaux vient grever les finances publiques, avec environ 3,5 milliards d'euros de manque à gagner pour l'Etat", a aussi affirmé M. Chenu, membre de la commission des Affaires sociales, pour lequel "M. Macron, c'est M. déficit".

Il a également attaqué la transformation de l'impôt sur la fortune en impôt sur la seule "fortune immobilière" (IFI), y voyant "l'inverse de ce qu'il aurait fallu faire", entre autres, car cela envoie le signal +ne soyez jamais propriétaires, vendez+".

M. Chenu a critiqué par ailleurs "un budget qui vient abîmer les collectivités territoriales", la hausse de la contribution française au budget européen, ou l'augmentation de crédits pour l'accueil de migrants et "une Aide médicale d'Etat qui approche du milliard d'euros par an".

Les élus du parti de Marine Le Pen déposeront des amendements notamment sur la taxe d'habitation et les compensations à sa suppression pour une partie des Français, l'Impôt sur la fortune immobilière et le prélèvement forfaitaire unique, sur la transition énergétique.

"Mais pas de +contre-budget+", a dit le député du Nord, à la fois car "nous n'avons pas un goût de l'effort inutile" et car "si c'est pour produire un recto-verso comme le PS, ce n'est pas sérieux".

Partager cet article

Dans la même thématique

Les députés FN contre un budget de « déconstruction » et de « cadeaux aux plus aidés »
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le