Les députés LFI appellent à « dissoudre les groupuscules d’extrême droite »
Les députés de La France insoumise (LFI) ont présenté mercredi à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à ...

Les députés LFI appellent à « dissoudre les groupuscules d’extrême droite »

Les députés de La France insoumise (LFI) ont présenté mercredi à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés de La France insoumise (LFI) ont présenté mercredi à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à "dissoudre les groupuscules d'extrême droite".

"Depuis plusieurs mois, il y a une accélération et une multiplication des actions de l'extrême droite, qui s'attaque aux associations, aux jeunes, aux élus", a déploré Muriel Ressiguier, qui a exposé la proposition de résolution lors d'une conférence de presse.

Outre cette résolution, la députée de l'Hérault a demandé a création d'une "commission d'enquête".

Les résolutions, soumises au vote des députés ou des sénateurs, ne sont pas contraignantes mais ont souvent une portée symbolique.

Parmi une dizaine d'actions imputées par le groupe LFI à l'extrême droite, Mme Ressiguier a épinglé celle menée par Génération identitaire en avril.

Elle a accusé l'État d'inaction après le blocage du col de l'Échelle, point de passage de migrants dans les Alpes françaises, par des militants du groupe d'extrême droite.

"Ils ont défié la République et l'État, et il ne s'est rien passé", a-t-elle regretté. "La fonction régalienne appartient à l'État, pas aux fascistes et à l'extrême droite", a ajouté la députée.

Pour le patron des députés Insoumis Jean-Luc Mélenchon, "des franchissements de seuil ont été accomplis".

Mme Ressiguier a indiqué avoir contacté le gouvernement, qui l'a renvoyée vers le président de la République, le cabinet d'Emmanuel Macron la dirigeant ensuite vers le ministère de l'Intérieur.

Elle a demandé à voir Gérard Collomb, l'actuel locataire de la place Beauvau, soulignant que la lutte contre l'extrême droite "rassemble tous les républicains".

Partager cet article

Dans la même thématique

Les députés LFI appellent à « dissoudre les groupuscules d’extrême droite »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le