Les députés LFI appellent à « dissoudre les groupuscules d’extrême droite »
Les députés de La France insoumise (LFI) ont présenté mercredi à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à ...

Les députés LFI appellent à « dissoudre les groupuscules d’extrême droite »

Les députés de La France insoumise (LFI) ont présenté mercredi à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés de La France insoumise (LFI) ont présenté mercredi à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à "dissoudre les groupuscules d'extrême droite".

"Depuis plusieurs mois, il y a une accélération et une multiplication des actions de l'extrême droite, qui s'attaque aux associations, aux jeunes, aux élus", a déploré Muriel Ressiguier, qui a exposé la proposition de résolution lors d'une conférence de presse.

Outre cette résolution, la députée de l'Hérault a demandé a création d'une "commission d'enquête".

Les résolutions, soumises au vote des députés ou des sénateurs, ne sont pas contraignantes mais ont souvent une portée symbolique.

Parmi une dizaine d'actions imputées par le groupe LFI à l'extrême droite, Mme Ressiguier a épinglé celle menée par Génération identitaire en avril.

Elle a accusé l'État d'inaction après le blocage du col de l'Échelle, point de passage de migrants dans les Alpes françaises, par des militants du groupe d'extrême droite.

"Ils ont défié la République et l'État, et il ne s'est rien passé", a-t-elle regretté. "La fonction régalienne appartient à l'État, pas aux fascistes et à l'extrême droite", a ajouté la députée.

Pour le patron des députés Insoumis Jean-Luc Mélenchon, "des franchissements de seuil ont été accomplis".

Mme Ressiguier a indiqué avoir contacté le gouvernement, qui l'a renvoyée vers le président de la République, le cabinet d'Emmanuel Macron la dirigeant ensuite vers le ministère de l'Intérieur.

Elle a demandé à voir Gérard Collomb, l'actuel locataire de la place Beauvau, soulignant que la lutte contre l'extrême droite "rassemble tous les républicains".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le