Les députés MoDem « n’ouvriront pas de crise » sur l’ISF, assure Bayrou
François Bayrou assure que les députés MoDem "n'ouvriront pas de crise" sur la question de l'ISF, car "ce n'est pas un motif d...

Les députés MoDem « n’ouvriront pas de crise » sur l’ISF, assure Bayrou

François Bayrou assure que les députés MoDem "n'ouvriront pas de crise" sur la question de l'ISF, car "ce n'est pas un motif d...
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François Bayrou assure que les députés MoDem "n'ouvriront pas de crise" sur la question de l'ISF, car "ce n'est pas un motif d'affrontement, c'est un motif de débat".

"Les députés MoDem font partie de la majorité et il n'ouvriront pas de crise", a déclaré mercredi M. Bayrou. Mardi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rejeté la proposition de réforme alternative de l'impôt sur la fortune déposée par le MoDem, estimant que cette dernière n'était "pas constitutionnelle" et ne respectait pas le programme d'Emmanuel Macron.

La réforme voulue par le gouvernement prévoit de transformer l'ISF en impôt sur la fortune immobilière, de façon à exempter de taxes les valeurs mobilières et les placements (actions, assurance-vie...). L'amendement MoDem propose de maintenir une forme d'ISF, mais en sortant du périmètre de ce prélèvement la détention de titres, pour favoriser le financement de "l'économie réelle".

Selon M. Bayrou, cette volonté de ne pas taxer "l'investissement qui va dans les entreprises" est conforme à la ligne exprimée par Emmanuel Macron.

Il a aussi assuré que la proposition MoDem respectait la Constitution, arguant que "depuis le début de l'ISF", on exonère les oeuvres d'art. "C'est qu'on considère qu'on peut extraire un certain nombre de valeurs si elle sont utiles à la société".

Pour autant, la question de l'ISF n'est "pas un motif d’affrontement, c'est un motif de débat", a martelé le président du MoDem, jugeant "sain qu'il y ait une expression sociale à l’intérieur de la majorité"

"Il y a un débat, à l’Assemblée nationale et au Sénat puisque le Parlement c'est deux assemblées pour qu'on puisse avoir des corrections, des changements, des précisions, et tout cela est positif".

"La promesse qu'Emmanuel Macron a faite aux Francais, c'est que par une renaissance de la vitalité de l'économie française on allait faire plus de justice", a-t-il rappelé.

"La ligne de justice est une ligne que ce budget respecte, nous pensons qu'il peut y avoir encore un meilleur équilibre", a ajouté l'ancien ministre de la Justice d'Emmanuel Macron, qualifiant sa relation avec le président d'"assidue, proche et si j'ose dire affectueuse".

"C'est quelqu'un dont j'admire l'énergie, le choix qu'il a fait et la volonté qui est la sienne de surmonter tous ces obstacles qui toutes ces années n'ont pas pu l'être", a-t-il encore déclaré.

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