Les députés MoDem « n’ouvriront pas de crise » sur l’ISF, assure Bayrou
François Bayrou assure que les députés MoDem "n'ouvriront pas de crise" sur la question de l'ISF, car "ce n'est pas un motif d...

Les députés MoDem « n’ouvriront pas de crise » sur l’ISF, assure Bayrou

François Bayrou assure que les députés MoDem "n'ouvriront pas de crise" sur la question de l'ISF, car "ce n'est pas un motif d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

François Bayrou assure que les députés MoDem "n'ouvriront pas de crise" sur la question de l'ISF, car "ce n'est pas un motif d'affrontement, c'est un motif de débat".

"Les députés MoDem font partie de la majorité et il n'ouvriront pas de crise", a déclaré mercredi M. Bayrou. Mardi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rejeté la proposition de réforme alternative de l'impôt sur la fortune déposée par le MoDem, estimant que cette dernière n'était "pas constitutionnelle" et ne respectait pas le programme d'Emmanuel Macron.

La réforme voulue par le gouvernement prévoit de transformer l'ISF en impôt sur la fortune immobilière, de façon à exempter de taxes les valeurs mobilières et les placements (actions, assurance-vie...). L'amendement MoDem propose de maintenir une forme d'ISF, mais en sortant du périmètre de ce prélèvement la détention de titres, pour favoriser le financement de "l'économie réelle".

Selon M. Bayrou, cette volonté de ne pas taxer "l'investissement qui va dans les entreprises" est conforme à la ligne exprimée par Emmanuel Macron.

Il a aussi assuré que la proposition MoDem respectait la Constitution, arguant que "depuis le début de l'ISF", on exonère les oeuvres d'art. "C'est qu'on considère qu'on peut extraire un certain nombre de valeurs si elle sont utiles à la société".

Pour autant, la question de l'ISF n'est "pas un motif d’affrontement, c'est un motif de débat", a martelé le président du MoDem, jugeant "sain qu'il y ait une expression sociale à l’intérieur de la majorité"

"Il y a un débat, à l’Assemblée nationale et au Sénat puisque le Parlement c'est deux assemblées pour qu'on puisse avoir des corrections, des changements, des précisions, et tout cela est positif".

"La promesse qu'Emmanuel Macron a faite aux Francais, c'est que par une renaissance de la vitalité de l'économie française on allait faire plus de justice", a-t-il rappelé.

"La ligne de justice est une ligne que ce budget respecte, nous pensons qu'il peut y avoir encore un meilleur équilibre", a ajouté l'ancien ministre de la Justice d'Emmanuel Macron, qualifiant sa relation avec le président d'"assidue, proche et si j'ose dire affectueuse".

"C'est quelqu'un dont j'admire l'énergie, le choix qu'il a fait et la volonté qui est la sienne de surmonter tous ces obstacles qui toutes ces années n'ont pas pu l'être", a-t-il encore déclaré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Les députés MoDem « n’ouvriront pas de crise » sur l’ISF, assure Bayrou
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Les députés MoDem « n’ouvriront pas de crise » sur l’ISF, assure Bayrou
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le