Marine Tondelier, Cyrielle Chatelain et Guillaume Gontard à Matignon, le 3 octobre 2025 - Crédit : ISA HARSIN/SIPA/2510031427

Les Écologistes à Matignon : « On a quand même l’impression que rien n’est prêt », s’inquiète Marine Tondelier

Après le Rassemblement national et le Parti Socialiste, c’est au tour des Verts d’être reçus par Sébastien Lecornu. Les incertitudes demeurent, alors que la nomination du gouvernement se rapproche.
Aglaée Marchand

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« On sort avec une garantie sur rien. C’est très flou et très décevant », déplore Marine Tondelier, à sa sortie de Matignon. Pourtant, leur rencontre avec le Premier ministre a été longue. C’est parce qu’ « on a posé beaucoup de questions », explique-t-elle, « on a été insistant avec la sensation de devoir leur tirer les vers du nez ».

A Matignon, « ils cherchouillent »

Les Écologistes sont notamment revenus sur la fiscalité : « On voit que sur la taxe Zucman, c’est ‘non’ pour eux », mais « ils cherchouillent dans d’autres directions ». En tout cas, les Verts, eux, continueront « à porter le combat ». Sur le pouvoir d’achat aussi, le parti de Marine Tondelier a tenté de tâter le terrain, revenant sur l’augmentation des APL, l’indexation des salaires sur les prix et le traitement des fonctionnaires. Sans plus de réussite : « On a quand même l’impression que rien n’est prêt ». Et l’environnement ? « Il n’en parle jamais », soupire-t-elle. Marine Tondelier a également fait valoir que les Écologistes comptent bien insister sur « le respect des droits de l’homme et de l’État de droit ».

L’engagement à ne pas utiliser le 49.3, annoncé ce matin par le Premier ministre, est « un sujet important », déjà porté par la gauche, rappelle-t-elle. « Mais tant que les Français ne voient pas quelque chose de très concret », continue Marine Tondelier, il n’y a rien « de sonnant ou de trébuchant ».

De son côté, Cyrielle Chatelain met en garde : « Ils gardent la trajectoire de François Bayrou », mais « ils vont l’emballer différemment en termes de communication ». Elle se félicite néanmoins d’une « pression sociale mise par les citoyens, les économistes », « et les parlementaires de gauche » qui « oblige » Sébastien Lecornu « à se confronter aux holdings ».

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