Les élections sénatoriales, comment ça marche ?
La moitié des sièges du Sénat est renouvelée dimanche. 87.000 grands électeurs, essentiellement des conseillers municipaux, sont appelés à élire 172 sénateurs. Les deux tiers sont élus à la proportionnelle, les autres au scrutin majoritaire.

Les élections sénatoriales, comment ça marche ?

La moitié des sièges du Sénat est renouvelée dimanche. 87.000 grands électeurs, essentiellement des conseillers municipaux, sont appelés à élire 172 sénateurs. Les deux tiers sont élus à la proportionnelle, les autres au scrutin majoritaire.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Comme tous les trois ans, le Sénat renouvelle la moitié de ses sièges ce dimanche 27 septembre (lire ici notre article sur les enjeux politiques). C’est exactement 172 sièges sur 348 qui sont concernés, les mandats de 6 sénateurs des Français de l’étranger étant prolongés d’un an à cause de l’épidémie de Covid-19 (lire ici). Les sénateurs sont élus pour 6 ans. Le Sénat est une assemblée de plein exercice et légifère sur l’ensemble des lois. Selon la Constitution, la Haute assemblée représente en particulier les collectivités territoriales.

Un total de 1.453 candidats

1.453 candidats sont en lice cette année (voir la liste). C’est beaucoup mais c’est moins que le record du scrutin de 2017, avec 1.996 candidats. 117 sortants se représentent, soit 68 %.

63 départements sont concernés pour le renouvellement. Ce sont les sièges de la série 2. Il s’agit des départements allant de l’Ain (01) à l’Indre (36) et du Bas-Rhin (67) à l’Yonne (89), hors Ile-de-France, plus Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française.

Les grands électeurs élisent les sénateurs

L’élection sénatoriale dispose d’un mode d’élection original. Les sénateurs ne sont pas élus comme les députés au suffrage universel direct, c’est-à-dire par les Français inscrits sur les listes électorales, mais au suffrage universel indirect.

Ce sont les grands électeurs, composés à 96 % des conseillers municipaux et des délégués désignés par ces derniers, qui composent le collège électoral qui élit les sénateurs. Ils sont 162.000 au total. 87.000 seront appelés aux urnes ce dimanche. Le vote est obligatoire (lire ici pour plus de détails sur les grands électeurs).

Mélange de scrutin proportionnel et majoritaire

Autre originalité : l’élection combine deux modes de scrutin, proportionnel et majoritaire (lire ici). Le scrutin proportionnel est appliqué dans les départements élisant trois sénateurs et plus, selon la règle de la plus forte moyenne. Il s’agit des départements les plus peuplés. La liste doit respecter une alternance entre les sexes. Trois sénateurs sur quatre sont élus à la proportionnelle.

Le scrutin majoritaire à deux tours est appliqué dans les départements élisant un ou deux sénateurs. Il s’agit des départements les moins peuplés. En général, un seul nom, avec un(e) suppléant(e) est présenté. Mais il est théoriquement possible de présenter un binôme (lire ici).

Dans cette série, 113 sièges seront renouvelés à la proportionnelle (soit 66 %, dans 29 départements) et 59 au scrutin majoritaire (34 %, dans 34 départements). ​​​​​​

Suivez dimanche sur publicsenat.fr la soirée électorale avec la carte interactive de tous les résultats, notre live et nos analyses.

Partager cet article

Dans la même thématique

Les élections sénatoriales, comment ça marche ?
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le