Les Européens vont "tout faire pour protéger les intérêts" de leurs entreprises en Iran "en intervenant auprès de l'Administration américaine" au niveau de l'Union européenne, a affirmé mercredi la présidence française.
"L'Administration américaine a annoncé qu’elle prévoyait la remise en place progressive des sanctions américaines, avec une période transitoire de 90 ou 180 jours. Nous allons tout faire, en lien avec nos entreprises, pour défendre et protéger leurs intérêts et maintenir les effets incitatifs de l'accord. Nous allons traiter avec les Etats-Unis au niveau de l'Union européenne, pour des raisons politiques, pratiques et juridiques", a précisé l'Elysée.
La présidence française a reconnu que, pour l'instant, les modalités pratiques des sanctions que les Etats-Unis comptent rétablir n'étaient "pas très précises", assurant qu'elles feront "l'objet de discussions très serrées avec l'administration américaine, où nous défendrons les intérêts des entreprises européennes".
"Les entreprises disent aussi avoir besoin de temps pour savoir comment ces mesures vont s'appliquer et vont avoir besoin de négocier pour l'avenir", ont poursuivi les conseillers d'Emmanuel Macron.
Des personnes surveillent les indices boursiers à la Bourse de Téhéran, le 8 mai 2018 après
AFP
Interrogés sur l'avenir notamment des ventes d'Airbus à l'Iran, ils ont répondu que "les choses avaient déjà commencé à se gripper" dans l'attente de la décision de Donald Trump. "Il y a d'une part les contrats, d'autre part les décisions américaines. Nous avons besoin d'un peu de temps pour avoir ce dialogue" avec l'UE, les Etats-Unis et les entreprises, ont-ils expliqué.
Ils ont aussi estimé qu'il ne s'agissait pas seulement de changer de monnaie, par exemple de commercer en euros plutôt qu'en dollars, pour échapper à des sanctions américaines. "Ce n'est pas aussi simple", ont-ils averti.
Ils ont relevé que, "sans parler de bloc" contre les Etats-Unis, "les Russes et les Chinois ont déjà dit qu'ils restaient dans l'accord, il y a donc convergence des cinq autres signataires pour rester dans l'accord".
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