« Les femmes voilées se considèrent françaises » affirme Samia Ghali
La sénatrice, membre du groupe PS, du Sénat, Samia Ghali a pris la parole en séance publique lors de l’examen de la proposition de loi sur la neutralité religieuse des accompagnants scolaires. « Une maman qui accompagne les enfants en sortie scolaire, c’est une maman qui veut participer à la République » a-t-elle rappelé.

« Les femmes voilées se considèrent françaises » affirme Samia Ghali

La sénatrice, membre du groupe PS, du Sénat, Samia Ghali a pris la parole en séance publique lors de l’examen de la proposition de loi sur la neutralité religieuse des accompagnants scolaires. « Une maman qui accompagne les enfants en sortie scolaire, c’est une maman qui veut participer à la République » a-t-elle rappelé.
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Farouchement opposée au texte, elle est intervenue après la présentation d’une motion de renvoi du sénateur Jean-Louis Masson. Le sénateur non-inscrit s’est livré à une violente diatribe contre le voile, le burkini, ou encore l’abattage rituel. « L’intervention de M. Masson me conforte dans le fait que cette proposition de loi n’avait pas lieu d’être aujourd’hui. Elle stigmatise. Elle amène à des débats qui n’ont rien à voir dans cet hémicycle » a-t-elle regretté

Hasard du calendrier, la sénatrice des Bouches-du-Rhônes avait organisé depuis juin dernier une visite du Sénat de ses administrés, parmi lesquels plusieurs femmes portaient le voile. « Les femmes voilées se considèrent françaises. Vous les avez stigmatisées (…) Aujourd’hui, elles sont en souffrance. Et je suis triste pour elles (…) Une maman qui accompagne les enfants en sortie scolaire, c’est une maman qui veut participer à la République. Et si l’Éducation nationale n’est pas d’accord, alors elle doit payer des intervenants pour faire le travail qui est fait par les parents bénévoles ».

« Je regrette que cette proposition de loi n’ait pas pu être retirée. Elle n’est pas le reflet de ce dont on a besoin dans la République parce qu’on laisse la possibilité à des personnages comme M.Masson de dire n’importe quoi » a-t-elle conclu.

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