« Les femmes voilées se considèrent françaises » affirme Samia Ghali
La sénatrice, membre du groupe PS, du Sénat, Samia Ghali a pris la parole en séance publique lors de l’examen de la proposition de loi sur la neutralité religieuse des accompagnants scolaires. « Une maman qui accompagne les enfants en sortie scolaire, c’est une maman qui veut participer à la République » a-t-elle rappelé.

« Les femmes voilées se considèrent françaises » affirme Samia Ghali

La sénatrice, membre du groupe PS, du Sénat, Samia Ghali a pris la parole en séance publique lors de l’examen de la proposition de loi sur la neutralité religieuse des accompagnants scolaires. « Une maman qui accompagne les enfants en sortie scolaire, c’est une maman qui veut participer à la République » a-t-elle rappelé.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Farouchement opposée au texte, elle est intervenue après la présentation d’une motion de renvoi du sénateur Jean-Louis Masson. Le sénateur non-inscrit s’est livré à une violente diatribe contre le voile, le burkini, ou encore l’abattage rituel. « L’intervention de M. Masson me conforte dans le fait que cette proposition de loi n’avait pas lieu d’être aujourd’hui. Elle stigmatise. Elle amène à des débats qui n’ont rien à voir dans cet hémicycle » a-t-elle regretté

Hasard du calendrier, la sénatrice des Bouches-du-Rhônes avait organisé depuis juin dernier une visite du Sénat de ses administrés, parmi lesquels plusieurs femmes portaient le voile. « Les femmes voilées se considèrent françaises. Vous les avez stigmatisées (…) Aujourd’hui, elles sont en souffrance. Et je suis triste pour elles (…) Une maman qui accompagne les enfants en sortie scolaire, c’est une maman qui veut participer à la République. Et si l’Éducation nationale n’est pas d’accord, alors elle doit payer des intervenants pour faire le travail qui est fait par les parents bénévoles ».

« Je regrette que cette proposition de loi n’ait pas pu être retirée. Elle n’est pas le reflet de ce dont on a besoin dans la République parce qu’on laisse la possibilité à des personnages comme M.Masson de dire n’importe quoi » a-t-elle conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le