« Les fichés S doivent être dégagés du territoire national quand ils ne sont pas Français », déclare Hervé Morin
Le président de la région Normandie a appelé l'État à être « sans concession », trois jours après l’assassinat de Samuel Paty, décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Hervé Morin a estimé qu'il y avait eu « trop de renoncements, trop de lâcheté, et trop de petits arrangements avec nos valeurs ».

« Les fichés S doivent être dégagés du territoire national quand ils ne sont pas Français », déclare Hervé Morin

Le président de la région Normandie a appelé l'État à être « sans concession », trois jours après l’assassinat de Samuel Paty, décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Hervé Morin a estimé qu'il y avait eu « trop de renoncements, trop de lâcheté, et trop de petits arrangements avec nos valeurs ».
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Hervé Morin presse le gouvernement à « passer aux actes », après la mort de Samuel Paty, décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. « Il y a un moment où il faut que nous prenions les choses en main, avec beaucoup plus de fermeté », a appelé le président de la région Normandie, qui s’est exprimé en marge du 16e congrès des Régions de France, au micro de Public Sénat, ce 19 octobre 2020.

Le centriste a affirmé qu’il y avait eu « trop de lâcheté trop de petits arrangements avec nos valeurs, avec nos principes », de la part du « système ». L’État devra se montrer « inflexible » avec les personnes radicalisées, selon lui. « Les fichés S doivent être dégagés du territoire national quand ils ne sont pas Français », s’est-il exclamé, en réponse au profil de l’auteur de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène. « Il faut qu’on soit durs avec ceux qui rejettent la France. »

Contre le communautarisme, « il faut être sans concession d’aucune sorte avec nos principes et nos lois […] Il faut des principes très simples et des règles auxquelles on se tient, des principes sur lesquels on aura aucun fléchissement », a appelé le président de la Normandie, prenant pour exemple des établissements scolaires où l’enseignement de la Shoah était devenu difficile, ou les demandes d’instauration d’horaires différenciés pour les femmes dans des piscines.  Dénonçant une forme de « lâcheté collective », il a demandé que la hiérarchie dans l’éducation soutienne les enseignants. « On a préféré fermer les yeux plutôt que d’affronter les choses dans un certain nombre d’établissements scolaires. »

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