Les Français pourront-ils partir en vacances cet été ?
« On n’est pas en train de dire que les Français ne pourront pas partir cet été », a précisé Élisabeth Borne, auditionnée au Sénat, quelques heures après les propos tenus par son secrétaire d’État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Les Français pourront-ils partir en vacances cet été ?

« On n’est pas en train de dire que les Français ne pourront pas partir cet été », a précisé Élisabeth Borne, auditionnée au Sénat, quelques heures après les propos tenus par son secrétaire d’État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les propos du secrétaire d’État chargé des Transports ont jeté un froid dans les rangs de la commission des Affaires économiques du Sénat. Ce 7 avril, Jean-Baptiste Djebbari a estimé qu’il était plus prudent pour les Français « d’attendre » avant d’organiser leurs grandes vacances, alors que le confinement du pays vient d’entrer dans sa quatrième semaine. « Je conseille aux Français la plus grande prudence sur la préparation de leurs voyages car la situation aujourd'hui est encore trop incertaine », a-t-il mis en garde sur France Info. « Bien malin celui qui sait décrire demain l'offre de transport et qui sait décrire exactement le moment où nous allons commencer à déconfiner. »

Pour la sénatrice Viviane Artigalas (PS), il s’agit d’un « très mauvais message ». Cette élue des Hautes-Pyrénées a interpellé la ministre de tutelle, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, au cours d’une audition organisée ce mardi soir.

« Les Français vont sans doute être confinés pendant trois mois. Laissons-leur un peu d’espoir ! »

« Essayons d’être optimistes », a lancé la sénatrice, inquiète de la situation des entreprises du secteur du tourisme, totalement à l’arrêt. Elle redoute aussi l’impact psychologique de la déclaration. « Les Français vont sans doute être confinés pendant trois mois. Laissons-leur un peu d’espoir ! »

Élisabeth Borne est venue au secours de son secrétaire d’État, en réaffirmant tout d’abord que « l’heure reste au confinement » et qu’il ne s’agit pas de « relâcher » l’effort dans la lutte contre le Covid-19. « On n’est pas en train de dire que les Français ne pourront pas partir en vacances cet été. C’est un point de vigilance qu’il soulevait. Ce n’est pas le moment d’acheter un billet pour partir à l’autre bout de la planète », a expliqué la ministre.

Elisabeth Borne: "On peut recommander aux Français notre beau pays" pour les vacances d'été
01:26

Elle a confirmé qu’il existait bien une « incertitude » sur les moyens de transport qui seront ouverts cet été, et sur l’état de la pandémie à l’échelle planétaire. Comme certains messages qui fleurissent actuellement sur les réseaux sociaux, Élisabeth Borne a recommandé aux Français de « profiter de notre beau pays » pour un éventuel séjour estival.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le