Les « Jeunes avec Macron » changent de tête sous le patronage du gouvernement
Chouchoutés par le gouvernement qui a dépêché une dizaine de ses membres dont Édouard Philippe, les "Jeunes avec Macron", l...

Les « Jeunes avec Macron » changent de tête sous le patronage du gouvernement

Chouchoutés par le gouvernement qui a dépêché une dizaine de ses membres dont Édouard Philippe, les "Jeunes avec Macron", l...
Public Sénat

Par Jérémy MAROT

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Chouchoutés par le gouvernement qui a dépêché une dizaine de ses membres dont Édouard Philippe, les "Jeunes avec Macron", l'organisation de jeunesse de La République en marche !, ont désigné samedi une nouvelle équipe dirigeante et fixé leurs objectifs, lors de leur convention près de Paris.

En lançant "Engagez-vous, réengagez-vous", harangue extraite des aventures d'Astérix, le Premier ministre a clos une séance de "câlinage" des jeunes militants macronistes, dont un gros millier d'entre eux s'étaient réunis au Pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).

"Nous avons vraiment besoin de vous, essentiellement besoin de vous", a-t-il encore lancé, alors qu'une dizaine de ses ministres avait pris la parole avant lui, dont celui de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

"La politique, c'est écouter, concevoir, expliquer, incarner, exécuter (...) Il n'y a aucun maillon de cette chaîne où vous n'avez pas vocation à faire quelque chose", a-t-il insisté.

Cette première "convention" des "Jeunes avec Macron", une association créée en juin 2015, soit quasiment un an avant En Marche!, avait d'abord vocation à en renouveler ses instances.

Les quatre cofondateurs, dont les députés Pierre Person et Sacha Houlié, gardent un "droit de veto" sur les grandes décisions mais ils ont passé la main à Martin Bohmert, 29 ans, cadre chez General Electric. Jean Gaborit, autre membre de départ désormais au service de presse de l’Élysée, a lu un message d'Emmanuel Macron.

"Votre combat a préfiguré En Marche! et a beaucoup compté à tous égards. Ne perdez rien de votre enthousiasme, de votre engagement, de votre esprit critique, des valeurs qui vous ont conduit à vous lever", a notamment écrit le chef de l’État.

- Caresses et messages -

M. Bohmert, nouveau "délégué général" selon la terminologie en vogue à La République en marche, a exposé les axes de développement du mouvement qui revendique quelque 25.000 adhérents: "Être acteur de son avenir", "construire ensemble la société de demain" et "innover et agir au cœur des territoires".

Si les "JAM" doivent être "force de proposition" pour "inventer les politiques publiques de demain", ils sont aussi attendus sur la défense de l'action gouvernementale. Ce que les ministres présents ont bien saisi, alternant caresses et messages à leur endroit.

"Ce sont essentiellement des jeunes qui ont permis de traverser deux campagnes électorales majeures et de les gagner", a souligné le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, en assurant que "la jeunesse est devenue la priorité du gouvernement", comme en témoignent les réformes du bac, de l'apprentissage, de l'accès à l'université...

Celui qui est aussi patron de LREM en a profité pour faire la promotion de sa "Grande marche européenne", opération de porte-à-porte débutant le 24 mars en vue des élections européennes et exigeant de la main d’œuvre sur le terrain.

"Vous êtes nos meilleurs porte-parole", a de son côté lancé celui du gouvernement Benjamin Griveaux, en les priant de "parler à toutes les générations". En écho à la "solidarité générationnelle" invoquée par le gouvernement pour justifier la hausse de la CSG touchant les retraités.

Julien Denormandie (Cohésion des territoires) a lui demandé à ne "surtout pas se laisser embarquer dans ces oppositions territoriales" alors que l'opposition pilonne sur la "déconnexion" de l'exécutif avec le monde rural.

Partager cet article

Dans la même thématique

Les « Jeunes avec Macron » changent de tête sous le patronage du gouvernement
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le