« Les LR doivent rester dans le gouvernement », selon Roger Karoutchi, « avec un premier ministre peut-être plus malin, plus subtil, plus souple »

« Il n’y a aucune raison, si un contrat de gouvernement est possible, qu’il n’y ait pas de LR dans le suivant gouvernement. Bruno Retailleau a parfaitement sa place », soutient le sénateur LR, Roger Karoutchi, après la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que Sébastien Lecornu vient à peine d’être nommé, les LR seront déjà reçus ce mercredi, à 15h30, par le nouveau premier ministre, comme d’autres formations. Le sénateur LR Roger Karoutchi attend du nouveau premier ministre « qu’il rétablisse l’ordre public en France, qu’il réduise la dépense publique et n’augmente pas les impôts, qu’on arrête avec les réformes qui ne servent à rien, du style la proportionnelle, et qu’on retrouve le sens de la Nation, la République et l’autorité de l’Etat. Et je pense qu’un homme, comme Sébastien Lecornu, qui vient de l’UMP et qui est ministre de la Défense, sera parfaitement sur cette ligne-là », pense le sénateur LR des Hauts-de-Seine, interrogé par Public Sénat.

Taxer les plus riches : « On peut en discuter » pour les revenus « de plus de 500.000 euros par an »

Avec ce premier ministre qui vient de sa famille politique, l’ancien ministre défend le maintien des LR au gouvernement. « Il n’y a aucune raison, si un contrat de gouvernement est possible, qu’il n’y ait pas de LR dans le suivant gouvernement. Bruno Retailleau a parfaitement sa place, d’autres aussi. Donc oui, je considère que les Républicains doivent rester dans le gouvernement, qui correspond dans sa majorité à ce qu’étaient les gouvernements précédents, mais avec un premier ministre peut-être plus malin, plus subtil, plus souple, plus capable d’obtenir des votes, probablement que ne l’était son prédécesseur », avance Roger Karoutchi.

Pour le budget, « il faut, à tout le moins, un accord de non-censure ». Quitte à être prêt à augmenter les impôts des plus riches, comme le demande le PS ? « On l’avait fait sous Nicolas Sarkozy. Il y avait eu un impôt supplémentaire, sur les plus hauts revenus. Si c’est ça, on peut discuter. Mais je ne suis pas sûr que ce soit encore possible d’avoir des marges, au niveau d’imposition qu’on a ». Mais ouverture de la part de Roger Karoutchi : si l’imposition concerne ceux qui ont des revenus « de plus de 500.000 euros par an, si c’est ça, on peut discuter ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le