Les LR lancent leur grand sondage pour guider le choix de leur candidat(e)
Comme annoncé, le parti de droite lance une grande étude avec l’Ifop pour tester les candidats à la candidature pour 2022. Il ne s’agit pas de sonder les intentions de vote, mais plutôt l’image et des thématiques.

Les LR lancent leur grand sondage pour guider le choix de leur candidat(e)

Comme annoncé, le parti de droite lance une grande étude avec l’Ifop pour tester les candidats à la candidature pour 2022. Il ne s’agit pas de sonder les intentions de vote, mais plutôt l’image et des thématiques.
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La droite a beaucoup de candidats à la candidature. Et bientôt un beau sondage. Ou plutôt une étude détaillée sur les prétendants pour la présidentielle de 2022. Comme annoncé avant les vacances (lire ici), le parti de Christian Jacob a commandé à l’Ifop une grande étude auprès d’un échantillon de 15.000 personnes, globalement des sympathisants de droite et du centre. Un sondage de « type Cevipof », et non réalisé par le Cevipof, comme l’avait d’abord laissé entendre le numéro 1 du parti. Les résultats devraient être connus avant le congrès du parti, prévu le 25 septembre.

Les personnalités testées sont celles qui se sont déclarées ouvertement candidates – elles ont jusque ce lundi 30 août pour le faire – soit Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin, Eric Ciotti sans oublier l’invité de dernière minute, l’entrepreneur Denis Payre. Xavier Bertrand sera bien aussi testé. S’il entend mener sa route en dehors des contingences partisanes des LR, ne pas l’inclure n’aurait pas de sens.

Notoriété, popularité et traits d’image

Si la course des petits chevaux est bien lancée chez LR et à droite, il ne s’agit pas de réaliser un sondage d’intention de vote de plus. Celui-ci doit être un outil qui aidera à décider, et non le sésame pour départager les impétrants.

Pour l’enquête, « il faudra contacter environ 30.000 personnes pour avoir les 15.000 personnes visées », explique à Public Sénat Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Les critères pour pouvoir répondre sont au nombre de trois : soit il faut « être sympathisant d’un des partis de droite (LR, UDI, Libres !, Les Centristes) », précise Frédéric Dabi, « soit avoir voté pour un candidat de droite à une élection comme la présidentielle, les régionales ou les européennes ». Troisième critère possible : « Au-delà du vote et de la proximité partisane, c’est l’idée de se positionner à droite, au centre ou très à droite, sur un axe gauche-droite » de l’échiquier politique. Il ajoute :

C’est moins une enquête auprès des sympathisants qu’auprès du peuple de droite.

Les sondés seront interrogés sur « la notoriété des candidats, la popularité, les traits d’image, avec des comparaisons entre les principaux candidats. Il y a aussi des questions sur qui rassemble le mieux à droite et au centre, qui a une stature présidentielle », précise encore le responsable de l’Ifop.

« Trou dans la raquette » ?

Pour la primaire de 2016, l’expérience d’une grande enquête du même type, réalisé par le Cevipof avec Ipsos-Sopra Steria, en collaboration avec Le Monde, pourrait être utile. Problème : « On s’est complètement planté », se souvenait en juin dernier Martial Foucault, directeur du Cevipof, interrogé par publicsenat.fr. « L’électorat LR qui participe à une primaire, on ne le connaissait pas, on était dans une purée de pois, un brouillard très épais », avait mis en garde Martial Foucault, qui craint « quelques trous dans la raquette ». Encourageant pour le nouveau sondage…

« La question ne se pose pas du tout, car on n’a pas de question sur les intentions de vote », répond aujourd’hui Frédéric Dabi. Par ailleurs, « il ne s’agit pas d’un panel, mais d’un échantillon représentatif », précise bien le sondeur.

Une primaire démonétisée après l’abandon de Retailleau et l’absence de Wauquiez ?

Autre difficulté, cette fois plus politique : après le retrait de la course de Laurent Wauquiez et de Bruno Retailleau, qui ont décidé de ne pas se lancer, c’est l’intérêt même de la primaire qui est questionné. Si ce système de départage avait très sérieusement repris du galon au début de l’été, la liste des candidats définitifs démonétise la primaire. « Choisir entre Juvin et Ciotti, ça ne fait pas rêver. Si on fait la primaire, c’est juste pour Pécresse alors qu’elle a claqué la porte de chez LR ! », lance dans le Parisien un membre de la direction. « Plus les candidatures se multiplient, moins les poids lourds y vont et plus une primaire ressemblerait à un Congrès du PS où chacun présente sa motion. D’ailleurs, même les socialos n’en veulent plus de ce bidule ! » ajoute, toujours dans les colonnes du quotidien, Aurélien Pradié, numéro 2 du parti. Christian Jacob, qui depuis le début exprime ses réticences sur les primaires, rappelle à chaque fois qu’elles seront mises en place seulement si un candidat ou une candidate ne sort pas « naturellement » du lot. Par ailleurs, on voit encore moins Xavier Bertrand rejoindre ses anciens amis dans la primaire, si celle-ci pèse moins.

Mais les défenseurs des primaires ne voudront pas lâcher si facilement. On imagine mal les candidats, qui viennent à peine de se déclarer, accepter de se ranger derrière le panache blanc de la présidente de la région Ile-de-France. Même chose chez les soutiens de Valérie Pécresse, qui défendent le système. « Dans quelques semaines, nous aurons à choisir par un vote celui qui mènera cette équipe de France » de la droite, a affirmé le président LR du Sénat, Gérard Larcher, dans une vidéo diffusée lors de la rentrée politique de Valérie Pécresse, à Brive-la-Gaillarde, ce week-end. Le débat ne semble pas clos. Les LR peuvent encore commander un sondage sur l’opportunité de la primaire pour décider…

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