« Les médias n’aiment pas Wauquiez et veulent lui faire la peau » selon la sénatrice Catherine Procaccia
Après la nouvelle série de propos de Laurent Wauquiez diffusés par Quotidien lundi 19 mars, les sénateurs de droite ne se bousculent pas pour défendre le chef des Républicains

« Les médias n’aiment pas Wauquiez et veulent lui faire la peau » selon la sénatrice Catherine Procaccia

Après la nouvelle série de propos de Laurent Wauquiez diffusés par Quotidien lundi 19 mars, les sénateurs de droite ne se bousculent pas pour défendre le chef des Républicains
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Réunion de groupe de groupe ce matin au Sénat pour les Républicains. À l’entrée et à la sortie, peu de monde pour défendre Laurent Wauquiez, dont la polémique sur ses propos ne cesse d’enfler. Dans de nouveaux extraits diffusés hier soir, le président des républicains estime qu’avec Emmanuel Macron et « les guignols » de La République en Marche, il y a une dictature totale en France ».

 Il s’attaque aussi à Valérie Pécresse. Alors qu’il évoquait l’admission d’une étudiante littéraire en école de commerce, Laurent Wauquiez lance : «C'est Valérie qui avait mis ça en place ? Ah ! Le nombre de conneries qu'elle peut faire. »  Enfin, il s’en prend aussi à Alain Juppé qu’il accuse d'avoir "totalement cramé la caisse".

 

« Les médias n’aiment pas Wauquiez et veulent lui faire la peau »

Beaucoup de sénateurs refusent de commenter l’affaire. Néanmoins Catherine Procaccia, Sénatrice du Val-de-Marne, affirme son soutien à Laurent Wauquiez. Elle ajoute qu’elle « trouve complètement stupide une polémique faite sur des propos tenus pendant un cours(…) Je ne vois pas pourquoi cela fait la une des médias car c’est tellement insignifiant. »

La sénatrice s’en prend ensuite aux médias : « Que tout le monde fasse la une avec les propos de Wauquiez, cela me dépasse. J’ai le sentiment que les médias n’aiment pas Wauquiez et veulent lui faire la peau. Elle ajoute ensuite que « ce qui est très bien c’est que cela va avoir l’effet inverse. Les militants vont continuer à penser que les médias veulent nous dicter ce que l’on doit penser et qui on doit aimer. »

Les propos sur Sarkozy « manipulés »

Les propos de "Sarkozy manipulés" selon le sénateur Alain Houpert
02:06

Alain Houpert affiche aussi son soutien : «Je soutiens Laurent Wauquiez. Il y a une inégalité de traitement par rapport au Président de la République qui a eu des mots très durs en parlant des Français. On en a fait un épiphénomène. D’une réunion privée est sorti un tsunami médiatique. »

Le sénateur revient aussi sur le rôle des médias : « J’ai horreur d’accuser les médias car ils font leur boulot. Ce sont des lanceurs d’alerte.»  Il revient ensuite sur les propos concernant Nicolas Sarkozy et accuse : « Je pense qu’il doit tout à Nicolas Sarkozy mais je pense que ses propos ont été manipulés. Nous sommes à l’époque des nouvelles technologies qui peuvent être manipulées. Les bandes-son peuvent être séquencées. Laissons-lui la présomption d’innocence. »

Laurent Wauquiez s’expliquera ce soir sur ses propos sur BFM TV.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le