Les politiques à la ferme : décryptage de leur potentiel agricole
Pendant près de deux semaines, les personnalités politiques ont défilé au Salon de l’Agriculture, un moyen de montrer leur soutien au monde agricole, de rencontrer ceux qui nourrissent la France mais aussi de se mettre en scène… chacun à leur manière.

Les politiques à la ferme : décryptage de leur potentiel agricole

Pendant près de deux semaines, les personnalités politiques ont défilé au Salon de l’Agriculture, un moyen de montrer leur soutien au monde agricole, de rencontrer ceux qui nourrissent la France mais aussi de se mettre en scène… chacun à leur manière.
Public Sénat

Par Prescillia Michel

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors de sa visite au Salon de l’Agriculture, le Président Macron a rivalisé avec la vedette du salon, la vache Haute à qui il a tenu la corne. Un moyen de « lui montrer sa dominance et sa supériorité » selon Thibaud Dijols, l’éleveur de l’égérie, tout en éprouvant une « certaine fierté de pouvoir approcher de près la vache star du salon ».

 

Mais le dicton l’habit ne fait pas le moine s’applique tout de même à ces personnalités politiques « agriculteurs d’un jour ». Pour Thibaud Dijols, « ce sont des gens qui n’ont pas l’habitude de côtoyer des vaches tous les jours » mais ils s’en sortent plutôt bien…

« Ce sont des présidents des villes mais qui comprennent ce qui se passe dans le monde rural ». Le passage d’Emmanuel Macron auprès de Haute a ainsi laissé un sentiment plutôt positif selon l’éleveur qui conclut : « Le président a été beaucoup à l’écoute du travail que l’on fait ».

 

Mais celui qui, aux dires des agriculteurs, a passé l’examen haut la main reste Laurent Wauquiez. Celui-ci s’est montré « très proche de l’agriculture et du monde rural ». C’est, pour Thibaud Dijols, la personnalité politique qui a employé le plus de termes techniques ».

 

L’approche « timide » d’Emmanuel Macron au stand bovin laisse place à son assurance sur celui des poules et poussins, où le président a montré son potentiel de « futur éleveur » selon Alain Allinant.

Ce dernier ajoute : « On voit qu’il a l’habitude », une manière de saluer le volontarisme du Président, récompensé par l’acquisition d’une poule, Agathe et de quelques-unes de ses copines.

Ces nouvelles pensionnaires vont ainsi constituer « une future communauté de poules à l’Élysée », en espérant qu’elles n’essaient pas de prendre la place du Président… 

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission Déshabillons-Les, Le champ politique samedi 28 avril sur Public Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le