Les politiques au premier rang de l’hommage à Johnny Hallyday
"Hommage populaire" samedi sur les Champs-Elysées, intervention d'Emmanuel Macron à l'église de la Madeleine, détails de la journée réglés entre...

Les politiques au premier rang de l’hommage à Johnny Hallyday

"Hommage populaire" samedi sur les Champs-Elysées, intervention d'Emmanuel Macron à l'église de la Madeleine, détails de la journée réglés entre...
Public Sénat

Par Baptiste PACE

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"Hommage populaire" samedi sur les Champs-Elysées, intervention d'Emmanuel Macron à l'église de la Madeleine, détails de la journée réglés entre la famille Hallyday et Brigitte Macron: l'Elysée ne lésine pas pour rendre hommage à Johnny, à l'unisson de la classe politique.

"On a tous en nous quelque chose de Johnny". A peine une heure après l'annonce du décès du chanteur, dans la nuit de mardi à mercredi, le ton était donné par l'Elysée. Un "héros français", a renchéri de vive voix le chef de l'Etat depuis Alger où il effectuait une visite officielle.

Brigitte Macron en personne s'est rendue dans la propriété de Marnes-la-Coquette pour rencontrer Laeticia avant d'arrêter les modalités des hommages de samedi avec les enfants adultes de Johnny, Laura Smet et David Hallyday, selon l'Elysée. Un "hommage populaire", plutôt que l'"hommage national", plus solennel, réservé vendredi à l'écrivain et académicien Jean d'Ormesson, décédé la veille.

Emmanuel Macron prendra la parole pour une "brève intervention" lors des funérailles organisées en l'église de la Madeleine, après la descente des Champs-Elysées par le convoi funéraire du chanteur. L'ancien président Nicolas Sarkozy a été invité à également s'exprimer, mais vendredi son entourage n'était pas en mesure de le confirmer. La cérémonie sera retransmise sur des écrans à l'extérieur.

Le couple présidentiel avait noué des relations d'amitié avec la famille du chanteur ces dernières années. Ils s'étaient notamment retrouvés pour fêter les 88 ans de Line Renaud, très proche de Johnny Hallyday, en juillet 2016.

"Je l'aime beaucoup. Pour sa musique et sa personnalité (...) Je n'ai pas forcément les goûts de ma génération. Ces dernières années, je suis allé à tous ses concerts, des Vieilles Canailles aux concerts en solo", a témoigné Emmanuel Macron à Alger, en citant "L'Envie" comme sa "chanson préférée" de Johnny Hallyday.

- Sarkozy ému -

Entre le couple présidentiel, la famille du chanteur mais aussi Carla Bruni-Sarkozy, un point commun: Michèle Marchand, figure du milieu people et patronne de l'agence Bestimage, présentée comme proche de Johnny Hallyday, de l'épouse de M. Sarkozy mais aussi comme une conseillère d'image officieuse et discrète de Brigitte et Emmanuel Macron.

L'ancien président Nicolas Sarkozy (G) et Carla Bruni-Sarkozy parlent aux journalistes devant le funérarium du Mont-Valérien, où repose la dépouille de Johnny Hallyday, le 8 décembre 2017 à Nanterre, près de Paris
L'ancien président Nicolas Sarkozy (G) et Carla Bruni-Sarkozy parlent aux journalistes devant le funérarium du Mont-Valérien, où repose la dépouille de Johnny Hallyday, le 8 décembre 2017 à Nanterre, près de Paris
AFP

Venu vendredi matin rendre hommage au chanteur au funérarium du Mont-Valérien, M. Sarkozy était visiblement ému. "C'est un pan entier de nos vies qui disparaît", a-t-il déclaré à la presse. "C'est un personnage qui comptait dans la vie des Français. Et ça laisse un grand vide. Pour beaucoup de gens, il représentait l'idée du bonheur", a ajouté celui qui avait marié Johnny et Laeticia à Neuilly-sur-Seine en 1996.

L'unanimité a saisi la classe politique après l'annonce du décès du chanteur. Gauche comprise, pour ce chanteur classé à droite, qui avait soutenu Giscard d'Estaing, Chirac puis Sarkozy, mais s'était également produit à La Fête de l'Humanité et avait rencontré François Hollande en 2012 après son discours du Bourget.

L'Assemblée nationale lui a rendu hommage en séance. La député (LREM) Aurore Bergé a comparé sa disparition à celle de Victor Hugo, dont le convoi funéraire avait également descendu les Champs-Elysées, suivi par deux millions de personnes selon la presse de 1885.

Le député de La France insoumise Alexis Corbière, pour qui cette disparition ne devait pas faire oublier "le nouveau mauvais coups qu'ils (le gouvernement) nous préparent" sur le Smic, n'a mis que quelques minutes à retirer son tweet polémique.

"Je n’ai pas voté depuis que de Gaulle est parti, même si j’ai appelé à voter oui pour Maastricht", avait expliqué Johnny dans un entretien publié par le Monde en 1998. "Je n’aime pas beaucoup ce qui se passe en politique. Trop de corruption, de tous côtés. Et trop d’hommes politiques qui ne rêvent pas à la France, mais qui rêvent simplement d’être des stars. La politique n’est que le moyen de promotion de leur petite personne".

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