Les trois candidats à l'investiture LREM pour la mairie de Paris, Hugues Renson, Benjamin Griveaux et Cédric Villani, ont passé leur grand oral devant la commission d'investiture du parti, mardi, avant un adoubement prévu mercredi par le bureau exécutif.
"Une candidature de solutions" pour Hugues Renson, "une candidature qui peut permettre de gagner Paris" selon Benjamin Griveaux ou "le projet, la vision et la stratégie basés sur la certitude que Paris est une ville singulière", tel qu'exposé par Cédric Villani, rivalisent à l'issue des prestations successives devant les commissaires de La République en Marche.
Ils se sont chacun exprimés durant 90 minutes.
Les trois prétendants avaient rendu un dossier vendredi dernier. Sauf coup de théâtre, la désignation du vainqueur doit avoir lieu mercredi en début de soirée.
Benjamin Griveaux arrive au siège de LREM à Paris, le 9 juillet 2019
AFP
"Je veux saluer la qualité d'écoute de la commission qui m'a permis de défendre ce projet pour les Parisiens et ses solutions concrètes", s'est réjoui le député Hugues Renson, autrefois proche de l'ancien président Jacques Chirac, qui a toutefois déploré un calendrier jugé précipité, et qui aurait souhaité avoir davantage de temps "pour débattre".
M. Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement, a pour sa part fait valoir son engagement ancien dans la bataille pour Paris, en saluant "une commission indépendante", "qui (lui) a posé des questions sur les sujets qui font le quotidien des Parisiens, des questions sur la métropole, sur les finances de la ville, et qui juge aussi de la solidité des candidats qui se présentent devant elle".
M. Griveaux s'est rendu au siège de LREM avec une armée de soutiens composée des députés Olivia Grégoire, Sylvain Maillard, Pacôme Rupin ainsi que les ralliés Christophe Bargeton ou Antonio Duarte.
À cette démonstration de force, le député de l'Essonne Cédric Villani a répondu par l'enthousiasme, porté par des sondages flatteurs. Accompagné des ralliés Mounir Mahjoubi et Anne Lebreton, il a été acclamé par les vivats d'une vingtaine de partisans à la sortie de son audition.
"À l'issue de cet échange ouvert avec la commission, j'ai acquis la conviction que nous devons être investis pour apporter demain à Paris le renouvellement, un projet politique qui se base sur la nouveauté", a-t-il déclaré.
Tous ont encore appelé au "rassemblement", Hugues Renson tendant la main aux candidats "indépendants" Pierre-Yves Bournazel et Gaspard Gantzer.
Invité de la matinale de Public Sénat, le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel explique que la mise en place de nouvelles aides reste suspendue à la situation au Moyen-Orient. Par ailleurs, le ministre reste évasif sur les économies prévues pour financer le coût de la guerre.
En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».
Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.