Les pro-Frexit de l’UPR dans la rue pour dénoncer la « dictature » de l’UE
Rameaux d'olivier de l'ancien franc sur leurs tee-shirts et les drapeaux, plusieurs centaines de partisans du Frexit conduits par...

Les pro-Frexit de l’UPR dans la rue pour dénoncer la « dictature » de l’UE

Rameaux d'olivier de l'ancien franc sur leurs tee-shirts et les drapeaux, plusieurs centaines de partisans du Frexit conduits par...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Rameaux d'olivier de l'ancien franc sur leurs tee-shirts et les drapeaux, plusieurs centaines de partisans du Frexit conduits par le président de l’UPR Francois Asselineau ont défilé mercredi à Paris pour dénoncer la "tyrannie" de l'Union européenne et réclamer la "destitution" d'Emmanuel Macron.

"Macron si tu savais, ton Europe où on se la met", ont scandé les partisans de l'Union populaire républicaine (UPR) entre les places de la Nation et de la République, réclamant aussi la "destitution" du président, dans une ambiance bon enfant, loin des violences entre "black blocs" et forces de l'ordre qui ont émaillé le défilé syndical de la Fête du travail du 1er mai.

"L'UE est une dictature qui ne dit pas son nom, une nouvelle prison des peuples. (...) Tous les choix (des Français) sont en fait déjà décidés par la Commission européenne avant qu’ils ne votent", s’est insurgé M. Asselineau, ancien candidat à la présidentielle, qui veut sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'Otan. Sa liste aux élections européennes est créditée de 1% d’intentions de vote.

M. Asselineau a ouvert symboliquement des menottes, "symboles de l’asservissement" de la France aux directives de l'UE, pour un "retour à la souveraineté".

L'UPR, qui revendique 36.000 adhérents, attendait le double de participants au défilé de 2018, qui avait réuni 3.500 personnes, selon le parti.

Plusieurs militants en "gilets jaunes" encadraient la manifestation. "Sortir de l'euro, c'est ce qui permettra de résoudre la crise profonde des +gilets jaunes+", a assuré M. Asselineau.

"Les décisions se prennent ailleurs qu'à l'Elysée. Elles se prennent à Bruxelles. Et qu'on vote à droite ou à gauche, on a toujours les mêmes politiques", s'indigne Isabelle, clerc de notaire de 58 ans dans les Yvelines, qui arbore un pin's clamant que "l'euro tue".

"Notre perte de pouvoir d'achat vient directement des traités européens", affirme son voisin Michel Rapin, retraité venu des Pyrénées-Atlantiques. Il a payé de sa poche 25 euros pour faire 13 heures de bus jusqu'à Paris. Sur sa pancarte, un message: "Pas de RIC (référendum d'initiative citoyenne, Ndlr) sans Frexit".

Mais il ne veut pas de liste commune avec Florian Philippot, l'autre candidat pro-Frexit. "Le fait qu'il ait été vice-président du Front national le discrédite auprès des militants", selon lui.

M. Philippot s'est lui rendu mercredi à Forbach en Moselle, où il a remplacé un drapeau européen par un drapeau français sur un centre des impôts de la ville, pour dénoncer les "neuf milliards d'euros qui partent en pure perte chaque année" de France vers l’UE, selon des vidéos postées sur son compte Twitter.

Plusieurs Britanniques pro-Brexit ont exprimé à la fin du défilé leur "soutien" à l'UPR et à M. Asselineau, qui était venu comme M. Philippot à Londres le 29 mars célébrer ce qui devait être le jour du Brexit.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le