Les rodéos motorisés seront bientôt un délit
Adoptée à l’Assemblée nationale, la proposition de loi visant à sanctionner les rodéos motorisés a fait l’objet d’un vote conforme, ce mercredi, en commission des lois du Sénat ce mercredi. Ces embardées en deux roues seront désormais un délit dont la peine peut aller jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Les rodéos motorisés seront bientôt un délit

Adoptée à l’Assemblée nationale, la proposition de loi visant à sanctionner les rodéos motorisés a fait l’objet d’un vote conforme, ce mercredi, en commission des lois du Sénat ce mercredi. Ces embardées en deux roues seront désormais un délit dont la peine peut aller jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.
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C’était le souhait de la ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Jacqueline Gourault, les sénateurs y ont répondu positivement en adoptant en commission, ce mercredi, la proposition de loi LREM renforçant la lutte contre les rodéos motorisés. « Nous n’avons pas modifié (le texte). Nous avons fait un vote conforme puisqu’il correspond exactement à ce qu’on voulait écrire (…) Aujourd’hui, ce texte encadre complètement un délit qui est maintenant caractérisé. Donc on a voté à l’unanimité, moins une abstention ce texte qui nous est proposé » a expliqué la rapporteure LR de la proposition de loi au Sénat, Jacqueline Eustache-Brinio.

Rodéos motorisés: en commission le Sénat adopte la proposition de loi de l'Assemblée
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Les adeptes du « cross bitume », une conduite à risque en deux roues, tout droit débarqué des États-Unis, sont prévenus. Les peines sont lourdes. Enfreindre les règles élémentaires de prudence, comme faire une roue arrière à moto, compromettre la sécurité et la tranquillité des riverains sera désormais passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Des peines qui peuvent aller jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, si le conducteur cumule d’autre infraction, comme le défaut de permis de conduire, ou la conduite sous stupéfiant. Des peines complémentaires sont également prévues comme la suspension du permis de conduire ou la confiscation du véhicule. Sans oublier la création du nouveau délit « d’incitation au rodéo ».

Au Sénat en mai dernier, le sénateur centriste, Vincent Delahaye avait déposé une proposition de loi dans le même sens. « C’est pratiquement le même » résume Jacqueline Eustache-Brinio.

Mardi, lors des questions au gouvernement, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a fait état de chiffres alarmants avec « en 2017, 8 700 rodéos (...) constatés par la police nationale, et 6 600 par la gendarmerie ». « Les constats de rodéos par la gendarmerie ont augmenté de 24 % entre 2017 et 2016 » ajoute la sénatrice.

La proposition de loi sera examinée en séance jeudi 26 juillet.

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