Les ruptures conventionnelles collectives « facilitent le licenciement » dénonce Alexis Corbière
Le député de La France insoumise Alexis Corbière a vivement critiqué mardi le système des ruptures conventionnelles collectives...

Les ruptures conventionnelles collectives « facilitent le licenciement » dénonce Alexis Corbière

Le député de La France insoumise Alexis Corbière a vivement critiqué mardi le système des ruptures conventionnelles collectives...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député de La France insoumise Alexis Corbière a vivement critiqué mardi le système des ruptures conventionnelles collectives et son usage par des grands groupes comme Pimkie ou PSA, un dispositif qui selon lui "facilite le licenciement" et créé le risque d'un "chantage au chômage".

Ces ruptures conventionnelles collectives - prévues par la réforme du Code du travail et qui existaient déjà à l'échelle individuelle - permettent des départs volontaires, selon une procédure moins risquée pour l'entreprise et moins contraignante que celle d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

"Quand vous vendez des armes, il ne faut pas s'étonner que les gens les utilisent un jour. Quand vous mettez en place un dispositif qui facilite le licenciement, les licenciements sont plus faciles", a estimé le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière sur France Inter.

Même si les ruptures conventionnelles sont conditionnées à la signature d'un accord majoritaire avec les syndicats, "il y a sans doute des boîtes où les rapports de force entre salariés et patronat sont un peu difficiles (...) il y a des représentants de salariés qui peuvent subir des pressions, avec la menace qu'il y ait plus de licenciements demain", a-t-il insisté.

"Il peut y avoir un chantage au chômage (...) Si on vous dit +soit c'est 200 emplois qui s'en vont, (...), si vous n'êtes pas contents ça va être plus, on va délocaliser+", a-t-il expliqué, prenant l'exemple de la chaîne de prêt-à-porter Pimkie, qui a présenté lundi aux élus du personnel un projet de 208 suppressions de postes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le

Les ruptures conventionnelles collectives « facilitent le licenciement » dénonce Alexis Corbière
5min

Politique

« On m’a posé douze implants le même jour, une souffrance qu’on ne peut pas décrire » raconte cette victime d’un centre dentaire « low-cost »

En 2015, pour son passage à la retraite, Christine Teilhol, souhaite s’offrir un nouveau sourire. Éblouie par des tarifs attractifs d’un centre dentaire qui vient d’ouvrir, cette ancienne technicienne de laboratoire va tomber dans le piège d’un escroc et découvrir les limites de la médecine « low-cost ».

Le

Paris French President Emmanuel Macron closing speech at the national convention on mental health
5min

Politique

SERIE D’ETE – Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? La santé mentale, Grande cause nationale

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce quatrième épisode : la santé mentale, Grande cause nationale de 2025 et de 2026.

Le