Les sarkozystes encadrent François Fillon
Christian Jacob est nommé coordinateur de la campagne, aux côtés de Bruno Retailleau, François Baroin est en charge du rassemblement politique et Luc Chatel est nommé porte-parole de la campagne Fillon. C’est le retour en force des hommes de Nicolas Sarkozy.

Les sarkozystes encadrent François Fillon

Christian Jacob est nommé coordinateur de la campagne, aux côtés de Bruno Retailleau, François Baroin est en charge du rassemblement politique et Luc Chatel est nommé porte-parole de la campagne Fillon. C’est le retour en force des hommes de Nicolas Sarkozy.
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Après le psychodrame, l’heure est au rassemblement. François Fillon remanie une nouvelle fois son organigramme de campagne. Le candidat a réuni ce matin son comité de campagne et officialisé quelques nominations.

Les soutiens de l’ancien Président ont joué sur deux tableaux

Le fidèle Bruno Retailleau, déjà coordinateur de la campagne, sera accompagné dans la fonction par Christian Jacob, son homologue à la tête du groupe LR de l’Assemblée. Le sénateur François Baroin, dont le nom a été évoqué comme possible plan B ou pour constituer un ticket avec Fillon, est en charge du rassemblement politique. Luc Chatel est lui nommé porte-parole et président des comités de soutien.

Point commun de Jacob, Baroin et Chatel ? Ce sont tous des sarkozystes. Aujourd’hui, plus que l’incarnation du rassemblement, ils donnent l’impression d’encadrer le candidat… Les soutiens de l’ancien Président ont joué sur deux tableaux dans la crise des derniers jours. Nicolas Sarkozy semblait prêt à lâcher François Fillon en fin de semaine, mais François Baroin s’est finalement retrouvé derrière François Fillon, lors du rassemblement du Trocadéro. Ce que n’a pas apprécié Alain Juppé, selon Le Canard Enchaîné. « La présence des sarkozystes et de Baroin à la tribune du Trocadéro finit par le persuader que Sarkozy le mène en bateau et qu’il n’y a que des coups à prendre dans l’aventure » écrit l’hebdomadaire.

Coup de billard à trois bandes de Nicolas Sarkozy

Le lendemain, le maire de Bordeaux annonce « une bonne fois pour toute » qu’il ne sera pas candidat. L’histoire n’est pourtant pas finie, puisque deux heures après, les sarkozystes font savoir qu’ils demandent à François Fillon de se trouver lui-même un successeur… Le coup de billard à trois bandes de Nicolas Sarkozy ne fonctionne pas. Trop tard, trop compliqué. François Fillon se retrouve renforcé par le rassemblement de la veille et ne lâche pas. Le comité politique affirme le soir même son soutien.

Mais la pression des sarkozystes n’a pas été vaine. Ils se retrouvent maintenant en bonne place dans l’organigramme de campagne. Et cernent François Fillon pour la fin de campagne… Au point de se permettre de remettre encore en cause le projet. Brice Hortefeux a affirmé hier sur LCP-AN que la hausse de la TVA prévue par le candidat était « en débat ». Un sénateur LR expliquait la semaine dernière que Nicolas Sarkozy avait pour objectif d’être « le faiseur de roi ». On y est. Les juppéistes s’écartent eux de la campagne. Même si Jean-Pierre Raffarin devrait être chargé des questions internationales et de l’Europe. Pas de quoi compenser ce retour en force de la sarkozie.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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