France : Allocution Gabriel Attal
The Prime Minister, Gabriel Attal, has spoken following the results of the second round of legislative elections in which the presidential majority came second. Let us therefore leave the NFP with a relative majority. It will submit its resignation to the President of the Republic on Monday morning. Paris, 07/07/2024. Le Premier Ministre, Gabriel Attal, a pris la parole suite aux resultats des votes du second tour des elections legislatives lors duquel la majorite presidentielle est arrivee en deuxieme position. Laissons donc une majorite relative au NFP. Il remettra sa demmission au President de la Republique lundi matin. Paris, le 07/07/2024.//CEZARDGABRIELLE_GC_attaldiscours_6/Credit:Gabrielle CEZARD/SIPA/2407072343

Les sénateurs communistes veulent encadrer le statut de gouvernement démissionnaire

Les sénateurs du groupe communiste républicain écologiste et citoyen - kanaky (CRCE-k) ont déposé, ce 25 juillet, une proposition de loi constitutionnelle visant à préciser le statut de gouvernement démissionnaire.
Henri Clavier

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Les élections des 30 juin et 7 juillet 2024 ont créé une situation politique et institutionnelle inédite », peut-on lire dans l’exposé des motifs de la proposition de loi constitutionnelle déposée par le groupe CRCE-k. Sans majorité absolue à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron n’a pas encore nommé de Premier ministre. Présentée le 7 juillet à l’issue du deuxième tour des élections législatives, la démission du gouvernement de Gabriel Attal n’a été acceptée que le 16 juillet par le Président de la République. 

En attendant la nomination d’un nouveau Premier ministre, le gouvernement est dit démissionnaire. Une situation inédite. En principe, un gouvernement démissionnaire ne peut utiliser le pouvoir réglementaire pour prendre des mesures politiques et doit se borner à la publication des décrets d’application. Néanmoins l’exposé des motifs de la proposition de loi constitutionnelle rappelle que le gouvernement dispose, durant cette période, « d’importantes prérogatives, édicter des décrets, par exemple, maintenir l’ordre public jusqu’à pouvoir décréter l’état d’urgence ». 

Pour clarifier les prérogatives et la durée d’action d’un gouvernement démissionnaire, le groupe communiste propose de modifier l’article 8 de la Constitution afin d’insérer un délai de huit jours entre la démission du gouvernement et la nomination d’un nouveau Premier ministre. L’objectif ? « Prévoir explicitement le caractère très provisoire de l’exercice des responsabilités par un gouvernement démissionnaire ». Une réponse également au refus d’Emmanuel Macron de propulser à Matignon la candidate du Nouveau Front Populaire, Lucie Castets. 

Clarifier la situation des « ministres-députés » 

La proposition vise également à clarifier les marges de manœuvre d’un gouvernement démissionnaire lorsque certains ministres ont été élus députés. En effet, les « ministres-députés » ont, le 18 juillet, pu voter à l’Assemblée nationale pour élire la présidente. Une entorse à l’article 23 de la Constitution, qui écarte la possibilité d’être à la fois ministre et député, rendue possible par une loi organique. Le deuxième article de la proposition de loi constitutionnelle propose donc de modifier la rédaction de l’article 23 pour préciser que le principe s’applique « aux membres d’un gouvernement démissionnaire ».

Pour espérer réviser la Constitution, le texte doit être voté dans les mêmes termes par le Sénat et par l’Assemblée nationale avant d’être soumis au peuple par référendum. Encore faudra-t-il pour cela convaincre au-delà des rangs de la gauche.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le

Les sénateurs communistes veulent encadrer le statut de gouvernement démissionnaire
4min

Politique

Loi-cadre sur les transports : « Nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports », promet le ministre Philippe Tabarot

Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Hold Campaign Rally in Chalons-en-Champagne
6min

Politique

Présidentielle : « Une inclinaison libérale plus prononcée au RN, incarnée par Jordan Bardella, ne sera pas forcément de nature à rebuter son électorat »

Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?

Le