Les sympathisants de syndicats de salariés ont d’abord voté Macron ou Mélenchon
Les électeurs sympathisants d'un syndicat de salariés ont voté ex-aequo en premier lieu pour Emmanuel Macron ou Jean-Luc...

Les sympathisants de syndicats de salariés ont d’abord voté Macron ou Mélenchon

Les électeurs sympathisants d'un syndicat de salariés ont voté ex-aequo en premier lieu pour Emmanuel Macron ou Jean-Luc...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les électeurs sympathisants d'un syndicat de salariés ont voté ex-aequo en premier lieu pour Emmanuel Macron ou Jean-Luc Mélenchon, et ceux proches d'une organisation patronale pour François Fillon, montre lundi un sondage Harris Interactive.

Parmi les personnes inscrites sur les listes électorales se disant proche d'un syndicat de salariés, 28% ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, et autant pour Emmanuel Macron, selon ce sondage réalisé pour le quotidien Liaisons sociales et le groupe d'édition Wolters Kluwer.

Ils sont 13% à avoir voté pour Marine Le Pen et autant pour François Fillon, 11% pour Benoît Hamon, 3% pour Nicolas Dupont-Aignan, 2% pour Philippe Poutou et 1% pour François Asselineau.

Du côté des candidats choisis pour le second tour, Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche!, recueille le plus de voix parmi les sympathisants CFDT (48%), devant ceux de l'Unsa (42%), de la CFE-CGC (31%) et de la CFTC (29%).

La présidente du Front national obtient, elle, le plus fort score au sein des sympathisants de Force ouvrière (24%), comme en 2012 (25%). Le vote FN est présent au sein de tous les syndicats : CGT (15%), CFTC (14%), Unsa (14%), CFE-CGC (13%), Solidaires (13%), FSU (9%) et CFDT (7%).

Dans le détail, par syndicat, les inscrits proches de la CGT ont voté en grande majorité pour le candidat de la France insoumise (51%), puis loin derrière pour la candidate du Front national (15%), celui du PS (13%) et d'En Marche (12%).

Parmi les sympathisants CFDT, Emmanuel Macron est suivi à bonne distance par François Fillon (15%), Jean-Luc Mélenchon (14%), Benoit Hamon (12%) et Marine Le Pen (7%).

Parmi ceux de FO, Jean-Luc Mélenchon recueille 32% des suffrages, suivi de Marine Le Pen, d'Emmanuel Macron (15%) et Benoit Hamon (11%).

Les sympathisants de la CFTC et de la CFE-CGC ont placé en tête le candidat LR avec 34% pour le syndicat chrétien et 43% pour le syndicat des cadres.

François Fillon est également plébiscité chez les inscrits proches d'une organisation patronale (Medef/CPME) où il capte 58% des voix, suivi d'Emmanuel Macron (21%). Marine Le Pen y recueille 8% des suffrages, parmi les plus bas de l'échantillon.

La candidate du FN arrive en première place chez les personnes ne se disant proche d'aucun syndicat (25%). Elle est suivie d'Emmanuel Macron (23%), François Fillon (19%) et Jean-Luc Mélenchon (17%).

Sondage réalisé en ligne le 23 avril auprès d'un échantillon de 7.191 inscrits sur les listes électorales, issu d'un échantillon représentatif de 7.830 Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas. Marge d'erreur entre 0,6 et 1,4 point.

Partager cet article

Dans la même thématique

Les sympathisants de syndicats de salariés ont d’abord voté Macron ou Mélenchon
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Les sympathisants de syndicats de salariés ont d’abord voté Macron ou Mélenchon
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le