Les temps forts de la conférence de presse de rentrée de Gérard Larcher

Les temps forts de la conférence de presse de rentrée de Gérard Larcher

Réforme des institutions, reconstruction de la droite, élections municipales… Le président du Sénat, Gérard Larcher a tenu sa conférence de presse de rentrée, ce mercredi 4 septembre.
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10h15 : « Le gouvernement a significativement réduit ses ambitions en matière de redressement des comptes publics » regrette Gérard Larcher

« Le gouvernement a significativement réduit ses ambitions en matière de redressement des comptes publics » regrette Gérard Larcher
03:28

En préambule de son intervention, Gérard Larcher a promis qu’il regarderait « avec attention » « l’acte 2 du quinquennat ». « J’entends depuis quelques semaines de bonnes résolutions de rentrée, terminée la verticalité de la gouvernance, retour des vertus du dialogue et de la concertation qui deviendrait consultation, des élus locaux qui reprennent leur place dans la représentation de la Nation, et une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde. La séquence G7 a plutôt été bonne » a-t-il reconnu.

Le président du Sénat s’est ensuite montré critique sur les ambitions de l’exécutif en matière de réduction de la dépense publique, qui selon lui « n’a cessé d’augmenter ». « C’est près de 20 milliards de plus cette année. 57 % du PIB interdit toute baisse franche et durable de la pression fiscale, pourtant nécessaire à la compétitivité de notre économie. J’ajoute que les entreprises sont de nouveau mises à contribution pour compenser l’augmentation des dépenses annoncée fin avril (…) Le gouvernement a significativement réduit ses ambitions en matière de redressement des comptes publics. L’objectif de retour à l’équilibre des comptes publics se résume à maintenir le déficit en dessous de 3 % ». 

« En 2020, la France aura le 2e déficit le plus élevé après l’Italie. Elle sera le 4e pays européen le plus endetté (après la Grèce, l’Italie, le Portugal et la Belgique) » ajoute-il avant de conclure: « Cette stratégie nous prive de toute marge de manœuvre. En cas de retournement conjoncturel ou de remontée brutale des taux, la France risque de perdre la pleine maîtrise de ses choix budgétaires ».

 

10h20 : « Il va falloir dans la saison 2 passer des déclarations aux actes. »

Gérard Larcher : « Il va falloir dans la saison 2 passer des déclarations aux actes. »
04:01

Le président du Sénat est revenu sur la « relation entre l’Exécutif et les élus » : « Il va falloir dans la saison 2 passer des déclarations aux actes. » Gérard Larcher salue le fait que les maires aient « retrouvé une place centrale dans la cohésion de la Nation ». Mais il attend des actes de la part de l’exécutif : « Le moins que l’on puisse dire est que les relations avec les collectivités territoriales dans le cadre de la Conférence Nationale des Territoires ou des Lois de finances, de l’apprentissage, de la formation professionnelle, des finances locales, n’ont pas été au rendez-vous de l’Acte 1 du quinquennat. » Gérard Larcher s’est interrogé sur le remplacement de la taxe d’habitation : « L’exécutif ne nous a pas encore communiqué les simulations sur le mécanisme de compensation qu’il propose ».

10h26 : « La France est en passe de devenir le principal pays de demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne »

« La France est en passe de devenir le principal pays de demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne »
03:49

Le président du Sénat a poursuivi l’énoncé de ses vœux pour « cette saison 2 du quinquennat » sur deux sujets : l’Europe et la politique migratoire.

« La relation franco-allemande s’est appauvrie. Si nos intérêts n’ont jamais été parfaitement convergents, nous avions toujours réussi à les accorder, et surtout à nous concerter. Fallait-il lancer une initiative sur la constitution d’une armée européenne, quand nous savons que cela n’est pas possible pour l’Allemagne ? » a-t-il regretté, avant d’appeler à un ressaisissement de l’Europe au moment où le Brexit « s’annonce dur ».

Alors que le gouvernement fera une déclaration suivie d’un débat sur la politique migratoire de la France et de l’Europe le 10 septembre à l’Assemblée nationale et le 2 octobre au Sénat, Gérard Larcher appelle à un renforcement de « la lutte contre l’immigration clandestine et les réseaux de passeurs ». « En France, moins d’une décision d’éloignement sur cinq est réellement exécutée (moins de 20%) (…) « À l’échelle européenne, il est urgent d’harmoniser les politiques d’asile et d’immigration et de renforcer les frontières extérieures de l’Union en particulier. La coopération avec les pays originaires des flux de migrants devrait pouvoir être conditionnée ».

Gérard Larcher termine par ce constat : « La France est en passe de devenir le principal pays de demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne ; les flux secondaires de migrants à destination de la France, alors que leur demande d’asile a été enregistrée dans un autre pays de l’Union européenne, n’ont jamais été aussi importants (40.000 sur 123.000) ».

10 h 30 : « le Sénat est disponible »

Gérard Larcher : « le Sénat est disponible »
02:15

« Si la crise des « gilets jaunes » paraît s’être essoufflée, les problèmes demeurent » ajoute encore le président du Sénat. Ce dernier souligne le fait qu’il y a toujours des « réponses » à donner aux concitoyens. Il a rappelé son attachement au bicamérisme. Avant d’aborder un sujet sensible : la réforme des institutions. « Le Sénat est (…) disponible » déclare Gérard Larcher : « Qui peut croire que la réforme échouera sur la réduction du nombre de parlementaires que la majorité sénatoriale soutient, mais qu’elle conditionne à une juste représentation des territoires son accord. ». Et d’ajouter : « Pour le renouvellement sénatorial par moitié, je renvoie l’exécutif à la lecture des articles 32 et 25 de la Constitution. » Gérard Larcher a ironisé sur le fait qu’il allait falloir qu’il y ait d’abord un accord de l’Assemblée nationale et du Sénat « préalable à toute discussion des textes » : « C’est ignorer le Parlement. »

 

10h36 : (…) « Le local » qui inspire le national. C’est une autre approche de la politique »

Gérard Larcher: « Le local » qui inspire le national. C’est une autre approche de la politique »
02:57

Après la débâcle des LR aux dernières élections Européennes, Gérard Larcher n’avait pas hésité à voler au secours de sa famille politique en proposant de « reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre » « en partant de nos ancrages respectifs, de nos expériences territoriales et parlementaires ». « Nous sommes animés par la volonté de rassembler, de susciter une forme de sursaut, de retrouver la relation de confiance avec les Français et préparer ensemble les élections municipales, départementales et régionales qui vont se succéder du printemps 2020 à l’automne 2021 » (…) « Le local » qui inspire le national. C’est une autre approche de la politique » a-t-il fixé comme ligne de conduite.

En juin dernier, Gérard Larcher avait lancé une série de conventions régionales. « Il en reste 7 qui s’achèveront par « la convention nationale France Territoires » de la droite et du centre le 10 octobre ». « Nous présenterons alors une plateforme et plus largement une vision partagée par des équipes qui s’inscrira par le principe d’un rassemblement pour nos territoires. Telle est notre ambition ».

 

10h37 : Création d’une « plateforme d’e-pétitions »

Gérard Larcher annonce les "innovations" au Sénat
02:16

 

Le Sénat va lancer plusieurs « innovations ». Une plateforme d’e-pétitions va être créée par le Sénat à l'automne, « qui permettra à chaque citoyen de proposer l’inscription d’un texte législatif à l’ordre du jour du Sénat ou de créer une mission de contrôle sénatoriale ».  Pour cela, les pétitions devront recueillir au moins 50 000 signatures. « Le 1er octobre, le Sénat disposera d'un dispositif de scrutin électronique permettant à chaque sénateur de voter sur les textes depuis son pupitre » ajoute également le président du Sénat. Un site de « fact checking » concernant les informations circulant sur le Sénat, sera également lancé d’ici fin septembre : « C’est à ma connaissance, le premier site (…) de « fact checking » lancé par un Parlement » conclue Gérard Larcher.   

10h54: Buste d’Hitler au Sénat : « Je suis certain que les services n’ont rien cherché à cacher » assure Gérard Larcher

Buste d’Hitler au Sénat : « Je suis certain que les services n’ont rien cherché à cacher » assure Gérard Larcher
01:38

Au lendemain de la publication d’un article du Monde, révélant la présence de plusieurs objets datant de l’occupation nazie au sous-sol du Sénat, dont un buste d’Hitler, Gérard Larcher a assuré qu’il « en ignorait la présence ».

« J’ignorais la présence de ce buste. Je vais tout vous dire ». Lors de sa conférence de presse de rentrée, le président du Sénat n’a pas coupé aux questions sur la présence d’objets nazis au sous-sol du Palais du Luxembourg, comme l’a révélé le journal Le Monde.

Le quotidien du soir rapporte qu’un « buste d’Adolf Hitler de 35 centimètres de haut », « un drapeau nazi de deux mètres sur trois » et jusqu’à récemment « des bureaux ornés de l’aigle du IIIe Reich » se trouvait dans les sous-sols du Sénat.

Gérard Larcher a d’abord rappelé que lors de l’occupation Allemande, la Luftwaffe avait pris ses quartiers au Sénat avant de s’adresser directement au Monde : « Je suis certain que les services (du Sénat) n’ont rien cherché à cacher ». Le président du Sénat tient également à rappeler que le Bunker du Sénat, construit en 1937, a été visité de nombreuses fois par des historiens et des journalistes. Toutefois, l’article du Monde indique que les objets nazis en questions, ne se trouvaient pas dans ce bunker.

Sur ce que le Sénat compte faire désormais de ces objets, Gérard Larcher a esquissé l’idée de les confier au musée de la Libération de Paris.

Objets nazis au Sénat: « Ils auraient mieux fait d’être répertoriés » reconnait Gérard Larcher
00:49

Pourquoi ces objets n’étaient pas répertoriés dans les archives du Sénat ? À cette autre question, Gérard Larcher a répondu que seul un drapeau était en cours d’inscription, pour le reste, il reconnaît : « ils auraient mieux fait d’être répertoriés ».

11H. PMA pour toutes : Gérard Larcher souhaite un débat approfondi et serein

PMA pour toutes : Gérard Larcher souhaite « un débat approfondi et serein »
00:50

L’examen du projet de loi ouvrant la PMA à toutes les femmes devrait se dérouler en janvier au Sénat. Un sujet qui divise au sein des Républicains (voir notre article). « C’est un débat que je souhaite approfondi, serein, et en vérité qui respecte les convictions de chacun » a affirmé Gérard Larcher.  Le président du Sénat rappelle également que le projet de loi bioéthique ne se résume pas à la PMA. « Il y a tout le sujet du don d’organe, du principe de la gratuité du don, il y a tous les sujets sur la recherche, etc. Tous ces sujets méritent autre chose que des manifestations dans la rue. Donc voilà ma position sur ce sujet : un bon débat. »

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