Les urgences « à l’orée d’un grand mouvement », prédit Autain (LFI)
La députée LFI Clémentine Autain a estimé mardi que les mesures annoncées par Agnès Buzyn pour les urgences sont insuffisantes et...

Les urgences « à l’orée d’un grand mouvement », prédit Autain (LFI)

La députée LFI Clémentine Autain a estimé mardi que les mesures annoncées par Agnès Buzyn pour les urgences sont insuffisantes et...
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La députée LFI Clémentine Autain a estimé mardi que les mesures annoncées par Agnès Buzyn pour les urgences sont insuffisantes et que la ministre "prend un grand risque" pour le pays "à l'orée d'un grand mouvement juste".

La ministre de la Santé "ne répond absolument pas à l'urgence" et "prend un grand risque, limite sanitaire, pour notre pays", a mis en garde la députée de Seine-Saint-Denis sur France 2.

"Les médecins sont en train de rejoindre et les Ehpad pourraient aussi se mettre en grève, et là on est à l'orée d'un grand mouvement qui est un mouvement juste parce que l'état de nos hôpitaux est indigne d'un pays qui est une puissance économique comme la nôtre", a-t-elle pronostiqué.

Depuis bientôt six mois, un mouvement de grève inédit s'est étendu à près de la moitié des services d'urgences du secteur public - 233 selon le collectif Inter-Urgences qui en est à l'origine, 195 selon le ministère de la Santé.

"Admission directe" pour les personnes âgées et "vidéo-assistance" dans tous les Samu: Agnès Buzyn a dévoilé lundi lors d'un déplacement à Poitiers une première salve de mesures pour "améliorer la situation" de services d'urgence "en surchauffe", en attendant une deuxième série d'annonces la semaine prochaine.

Selon Mme Autain, les revendications des urgentistes se heurtent au "mur de l'austérité" et "les moyens manquent pour les urgences, pour les hôpitaux publics et pour la médecine en général dans notre pays".

"On n'est donc pas capable de partager les richesses, on n'est pas capable de protéger et de donner la capacité au personnel soignant de faire leur travail et c'est eux qui sont maintenant en burn out", a-t-elle dénoncé.

"C'est une question de priorité du gouvernement et de lien aussi entre privé et public, on a laissé les cliniques privées se développer sur le dos d'un hôpital public qui est en difficulté", a-t-elle accusé.

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