« LFI a un comportement invraisemblable, qui se rapproche de l’extrême droite », tacle François Sauvadet
Invité de la matinale de Public Sénat à l’occasion des assises des Départements de France, François Sauvadet, président de l’association des départements de France s’est prononcé sur la marche de dimanche contre l’antisémitisme. Sans souhaiter une exclusion du Rassemblement national, François Sauvadet estime qu’il y a une forme d’antisémitisme chez LFI.
Alors que la présence du Rassemblement national à la marche contre l’antisémitisme suscite l’embarras au sein du gouvernement comme à gauche, François Sauvadet ne s’oppose pas à la participation du RN à la marche tout en rappelant qu’il a « toujours combattu l’extrême droite ». « On ne peut pas à la fois appeler au rassemblement et en même temps désigner ceux qui sont autorisés à venir manifester », continue le président de l’Assemblée des Départements de France qui juge qu’on ne peut pas en même temps rassembler et diviser.
Le président des Départements de France estime que le RN et LFI reposent sur « les mêmes fondamentaux »
François Sauvadet a cependant tenu à s’exprimer sur la France insoumise qui a déjà annoncé ne pas participer à la marche à cause notamment de la présence du RN. « LFI a un comportement invraisemblable, qui se rapproche de l’extrême droite » affirme François Sauvadet. Par ailleurs, François Sauvadet insiste sur les « positions extrêmes » du RN et de LFI qui, selon ce dernier, relève « des mêmes fondamentaux » et qu’il « faut les dénoncer avec équivalence ». Le président de l’Assemblée des départements de France pointe un caractère irresponsable et un « non-respect du suffrage universel » chez le parti de Jean-Luc Mélenchon qui participe au « désordre et à la déstabilisation de la République et des institutions ».
Interrogé sur l’existence d’une forme d’antisémitisme au sein de LFI et plus particulièrement chez son leader Jean-Luc Mélenchon, François Sauvadet affirme que « bien sûr il y a de l’antisémitisme » se référant au refus de LFI de qualifier le Hamas de mouvement terroriste. « On ne peut pas ne pas qualifier les choses si on veut les combattre », conclut François Sauvadet.
À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).
Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.