LFI: Guénolé « s’est débarqué tout seul » de la liste pour les européennes, affirme Aubry
Le candidat LFI aux européennes Thomas Guénolé, critique de Jean-Luc Mélenchon et mis en cause pour "harcèlement sexuel", "s'est...

LFI: Guénolé « s’est débarqué tout seul » de la liste pour les européennes, affirme Aubry

Le candidat LFI aux européennes Thomas Guénolé, critique de Jean-Luc Mélenchon et mis en cause pour "harcèlement sexuel", "s'est...
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Le candidat LFI aux européennes Thomas Guénolé, critique de Jean-Luc Mélenchon et mis en cause pour "harcèlement sexuel", "s'est débarqué tout seul", a estimé vendredi la tête de liste Manon Aubry.

"Bien sûr il y a la présomption d'innocence", a déclaré Mme Aubry sur RTL, en faisant valoir que le comité électoral de LFI n'avait "pas pris de décision" quant à une exclusion de M. Guénolé de la liste, sur laquelle son nom n'apparaissait plus jeudi d'après le site internet du mouvement.

Mais LFI est "une organisation féministe et nous prenons au sérieux l'ensemble des témoignages de jeunes femmes qui peuvent nous contacter et émettre des doutes ou raconter des histoires qui peuvent s'apparenter à du harcèlement", a-t-elle souligné.

La France insoumise a annoncé jeudi que Thomas Guénolé avait fait l'objet d'un signalement par une militante pour "harcèlement sexuel", tandis que l'intéressé dénonce des "méthodes staliniennes" utilisées pour étouffer ses critiques sur le fonctionnement du mouvement.

"Il s'est débarqué tout seul", a estimé Mme Aubry.

Alors qu'"une enquête est en cours en interne (...), il a pris les devants en faisant une instrumentalisation politique que je déplore (...) Ça me dégoûte; moi je ne fais pas de la politique pour ça", a-t-elle ajouté.

Interrogée pour savoir si la jeune femme qui a mis en cause Thomas Guénolé avait porté plainte, elle a répondu que ce n'était pas à elle de donner cette information mais à la jeune femme de "choisir ce qu'elle fait de cette histoire".

Le comité électoral de LFI a expliqué jeudi avoir "reçu un signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé", et avoir en conséquence saisi le 3 mars sa "cellule de veille et de vigilance", qui a rendu son rapport au comité le 15 mars.

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