LFI: Guénolé « s’est débarqué tout seul » de la liste pour les européennes, affirme Aubry
Le candidat LFI aux européennes Thomas Guénolé, critique de Jean-Luc Mélenchon et mis en cause pour "harcèlement sexuel", "s'est...

LFI: Guénolé « s’est débarqué tout seul » de la liste pour les européennes, affirme Aubry

Le candidat LFI aux européennes Thomas Guénolé, critique de Jean-Luc Mélenchon et mis en cause pour "harcèlement sexuel", "s'est...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat LFI aux européennes Thomas Guénolé, critique de Jean-Luc Mélenchon et mis en cause pour "harcèlement sexuel", "s'est débarqué tout seul", a estimé vendredi la tête de liste Manon Aubry.

"Bien sûr il y a la présomption d'innocence", a déclaré Mme Aubry sur RTL, en faisant valoir que le comité électoral de LFI n'avait "pas pris de décision" quant à une exclusion de M. Guénolé de la liste, sur laquelle son nom n'apparaissait plus jeudi d'après le site internet du mouvement.

Mais LFI est "une organisation féministe et nous prenons au sérieux l'ensemble des témoignages de jeunes femmes qui peuvent nous contacter et émettre des doutes ou raconter des histoires qui peuvent s'apparenter à du harcèlement", a-t-elle souligné.

La France insoumise a annoncé jeudi que Thomas Guénolé avait fait l'objet d'un signalement par une militante pour "harcèlement sexuel", tandis que l'intéressé dénonce des "méthodes staliniennes" utilisées pour étouffer ses critiques sur le fonctionnement du mouvement.

"Il s'est débarqué tout seul", a estimé Mme Aubry.

Alors qu'"une enquête est en cours en interne (...), il a pris les devants en faisant une instrumentalisation politique que je déplore (...) Ça me dégoûte; moi je ne fais pas de la politique pour ça", a-t-elle ajouté.

Interrogée pour savoir si la jeune femme qui a mis en cause Thomas Guénolé avait porté plainte, elle a répondu que ce n'était pas à elle de donner cette information mais à la jeune femme de "choisir ce qu'elle fait de cette histoire".

Le comité électoral de LFI a expliqué jeudi avoir "reçu un signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé", et avoir en conséquence saisi le 3 mars sa "cellule de veille et de vigilance", qui a rendu son rapport au comité le 15 mars.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le