LFI qualifiée de « secte » : « En général, elles s’arrêtent quand le gourou n’est plus là… », raille Patrick Kanner

Réagissant à la publication d’un livre à charge sur le fonctionnement de la France insoumise, Patrick Kanner, le président du groupe PS au Sénat, épingle le rôle joué par Jean-Luc Mélenchon. Il appelle la gauche à tirer les enseignements de cet ouvrage.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Un comportement autoritaire, un système entièrement tourné vers sa personne, une obsession pour la trahison… Le livre La Meute chez Flammarion, des journalistes Charlotte Belaïch et Olivier Pérou, dresse un portrait au vitriol de son fondateur, Jean-Luc Mélenchon, en même temps qu’il dévoile les arcanes du fonctionnement interne de La France insoumise. « Ce livre est utile pour la construction d’une gauche différente », a salué ce mercredi 7 mai Patrick Kanner, chef de file des socialistes du Sénat. Reconnaissant ne pas encore l’avoir lu, le sénateur du Nord salue toutefois le travail « manifestement très documenté » des deux auteurs.

Réagissant aux révélations portées par cet ouvrage, le secrétaire général du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a évoqué sur BFM-TV/RMC « une secte sous l’emprise d’un couple », ciblant Jean-Luc Mélenchon et la députée LFI de Paris Sophia Chikirou. « Je ne sais pas si Monsieur Mélenchon est un gourou, mais ce que je sais c’est qu’en général les sectes s’arrêtent quand le gourou n’est plus là », pointe Patrick Kanner. « Nous verrons à l’avenir, mais il est évident que ce mode de fonctionnement est très inquiétant. »

« Je n’ai jamais été très chaud pour que mon parti politique, qui lui est un parti démocratique, de gouvernement, ait une alliance durable avec LFI », rappelle le socialiste. « LFI peut se réformer, mais c’est d’abord leur responsabilité », conclut Patrick Kanner. Pour mémoire : l’alliance électorale conclue entre les socialistes et les insoumis au lendemain de la dissolution est au point mort depuis le refus des députés PS, en décembre dernier, de censurer le gouvernement de François Bayrou.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

LFI qualifiée de « secte » : « En général, elles s’arrêtent quand le gourou n’est plus là… », raille Patrick Kanner
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

LFI qualifiée de « secte » : « En général, elles s’arrêtent quand le gourou n’est plus là… », raille Patrick Kanner
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le