Lienemann critique Hamon et son « groupuscule »
Figure de la gauche de la gauche, la sénatrice PS charge Benoît Hamon. Selon elle, les départs de membres du parti chez Génération.s étaient organisés par ceux qui veulent voir mourir le PS.

Lienemann critique Hamon et son « groupuscule »

Figure de la gauche de la gauche, la sénatrice PS charge Benoît Hamon. Selon elle, les départs de membres du parti chez Génération.s étaient organisés par ceux qui veulent voir mourir le PS.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je pense que quand on est candidat du Parti socialiste on a la responsabilité d’être acteur de son redressement, on mène des batailles, on ne part pas en disant je vais faire mon groupuscule autour ma personne », tance Marie-Noëlle Lienemann au sujet de Benoît Hamon. Une critique de fond et de forme qui semble aiguisée par les départs « perlés » et « organisés » de membre du PS chez Génération.s.

« Tous les deux jours pendant le congrès il y en avait un qui disait "je quitte le PS" »

Certains des membres du mouvement des jeunes socialistes ont claqué la porte du parti pour rejoindre le mouvement de Benoît Hamon fondé en juillet après la retentissante défaite du PS à l’élection présidentielle. Des départs du plus mauvais effet. « Je pense que les camarades qui voulaient quitter le PS pour aller à Générations, ils auraient dû avoir le courage de leur conviction et ne pas faire cette espèce de départ perlé, organisé, qui n’est pas tombé du ciel où tous les deux jours pendant le congrès il y en avait un qui disait "je quitte le PS" », accuse Marie-Noëlle Lienemann.

« Il y a des convergences de ceux qui veulent voir mourir le PS »

Aucun doute selon la sénatrice, ces départs « étaient préparés d’avance parce qu’il y a des convergences de ceux qui veulent voir mourir le PS ». Elle préfère faire « le pari de la reconstruction d’un mouvement socialiste capable de rassembler et d’être acteur dans l’unité de la gauche ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Lienemann critique Hamon et son « groupuscule »
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le