Lienemann critique Hamon et son « groupuscule »
Figure de la gauche de la gauche, la sénatrice PS charge Benoît Hamon. Selon elle, les départs de membres du parti chez Génération.s étaient organisés par ceux qui veulent voir mourir le PS.

Lienemann critique Hamon et son « groupuscule »

Figure de la gauche de la gauche, la sénatrice PS charge Benoît Hamon. Selon elle, les départs de membres du parti chez Génération.s étaient organisés par ceux qui veulent voir mourir le PS.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je pense que quand on est candidat du Parti socialiste on a la responsabilité d’être acteur de son redressement, on mène des batailles, on ne part pas en disant je vais faire mon groupuscule autour ma personne », tance Marie-Noëlle Lienemann au sujet de Benoît Hamon. Une critique de fond et de forme qui semble aiguisée par les départs « perlés » et « organisés » de membre du PS chez Génération.s.

« Tous les deux jours pendant le congrès il y en avait un qui disait "je quitte le PS" »

Certains des membres du mouvement des jeunes socialistes ont claqué la porte du parti pour rejoindre le mouvement de Benoît Hamon fondé en juillet après la retentissante défaite du PS à l’élection présidentielle. Des départs du plus mauvais effet. « Je pense que les camarades qui voulaient quitter le PS pour aller à Générations, ils auraient dû avoir le courage de leur conviction et ne pas faire cette espèce de départ perlé, organisé, qui n’est pas tombé du ciel où tous les deux jours pendant le congrès il y en avait un qui disait "je quitte le PS" », accuse Marie-Noëlle Lienemann.

« Il y a des convergences de ceux qui veulent voir mourir le PS »

Aucun doute selon la sénatrice, ces départs « étaient préparés d’avance parce qu’il y a des convergences de ceux qui veulent voir mourir le PS ». Elle préfère faire « le pari de la reconstruction d’un mouvement socialiste capable de rassembler et d’être acteur dans l’unité de la gauche ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le