Lienemann critique Hamon et son « groupuscule »
Figure de la gauche de la gauche, la sénatrice PS charge Benoît Hamon. Selon elle, les départs de membres du parti chez Génération.s étaient organisés par ceux qui veulent voir mourir le PS.

Lienemann critique Hamon et son « groupuscule »

Figure de la gauche de la gauche, la sénatrice PS charge Benoît Hamon. Selon elle, les départs de membres du parti chez Génération.s étaient organisés par ceux qui veulent voir mourir le PS.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je pense que quand on est candidat du Parti socialiste on a la responsabilité d’être acteur de son redressement, on mène des batailles, on ne part pas en disant je vais faire mon groupuscule autour ma personne », tance Marie-Noëlle Lienemann au sujet de Benoît Hamon. Une critique de fond et de forme qui semble aiguisée par les départs « perlés » et « organisés » de membre du PS chez Génération.s.

« Tous les deux jours pendant le congrès il y en avait un qui disait "je quitte le PS" »

Certains des membres du mouvement des jeunes socialistes ont claqué la porte du parti pour rejoindre le mouvement de Benoît Hamon fondé en juillet après la retentissante défaite du PS à l’élection présidentielle. Des départs du plus mauvais effet. « Je pense que les camarades qui voulaient quitter le PS pour aller à Générations, ils auraient dû avoir le courage de leur conviction et ne pas faire cette espèce de départ perlé, organisé, qui n’est pas tombé du ciel où tous les deux jours pendant le congrès il y en avait un qui disait "je quitte le PS" », accuse Marie-Noëlle Lienemann.

« Il y a des convergences de ceux qui veulent voir mourir le PS »

Aucun doute selon la sénatrice, ces départs « étaient préparés d’avance parce qu’il y a des convergences de ceux qui veulent voir mourir le PS ». Elle préfère faire « le pari de la reconstruction d’un mouvement socialiste capable de rassembler et d’être acteur dans l’unité de la gauche ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le