Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset
Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, était l’invité de Territoire d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Il estime que la décision, d’Emmanuel Macron d’accueillir une partie des migrants est « normale ».

Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset

Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, était l’invité de Territoire d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Il estime que la décision, d’Emmanuel Macron d’accueillir une partie des migrants est « normale ».
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a annoncé mardi qu’une partie des migrants du navire de l’ONG allemande Lifeline sera accueillie en France. Une prise de position différente de celle adoptée quelques jours plus tôt concernant l’Aquarius.

Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, juge cette décision « plutôt bien » et « normale ». « Que la France prenne sa part de ce fardeau migratoire est assez normal. La France est le pays de la déclaration des Droits de l’Homme » rappelle-t-il.

« On sait en plus qu’on est largement responsable de ces guerres perpétuelles qui sont au Moyen-Orient. On sait que le pétrole a fait intervenir de tout temps, (…) les armées anglaises, américaines, un peu françaises, pour mettre à feu et à sang cette partie du monde (…) et aujourd’hui, les hommes et les femmes qui fuient les combats, la misère et la mort (…) ne pourraient pas venir chez nous après qu’on ait mis le bazar sur ce territoire ? Il y a un côté indigne » développe Alain Rousset.

Selon lui, parler de « submersion » est « débile » et il faut le « redire aux Français ». « Arrêtons de considérer l’être humain comme un adversaire, comme un ennemi » déclare-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

The back-to-school campus of the Republicans party – Pavillon Baltard, Nogent-sur-Marne, 2026-09-12
4min

Politique

Logement : Bruno Retailleau propose de déduire de l’impôt, les intérêts d'emprunt pour un prêt immobilier, en fonction du nombre d'enfants

Face à la hausse des prix, notamment de l’énergie, et aux appels à la mobilisation contre la vie chère, le thème du pouvoir d’achat s’impose dans cette précampagne présidentielle. Lors d’une conférence de presse, mardi après-midi, Bruno Retailleau a rappelé ses principales mesures pour faire baisser le prix de l’essence, de l’énergie, et faire que le travail paye plus. En ce qui concerne le logement, le sénateur veut relancer le secteur en permettant de déduire de l’impôt, les intérêts d’emprunt pour un prêt immobilier en fonction du nombre d’enfants.

Le

La prochaine élection présidentielle aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027 (source au sein de l’exécutif)
7min

Politique

Sondage : Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe se disputent le second tour face à Marine Le Pen

Le Monde a sorti ce dimanche la troisième vague de son enquête en partenariat avec le Cevipof, Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne sur la présidentielle. Regain d’intérêt pour la campagne et désir de radicalité dessinent une configuration où, pour l’instant, Marine Le Pen est en tête et Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe se disputent l’accès au second tour.

Le

Bloche
11min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : que retenir de l'audition de Patrick Bloche au Sénat ?

L'ancien premier adjoint chargé de l'éducation, de la petite enfance et des familles à la mairie de Paris entre 2017 et 2024 puis premier adjoint, Patrick Bloche, est entendu ce mardi par la commission d'enquête sénatoriale sur le périscolaire en France, après son ancienne maire Anne Hidalgo. L'actuel édile de la capitale, Emmanuel Grégoire, doit à son tour être auditionné mercredi 16 septembre.

Le

Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset
4min

Politique

Dette : « Nous approchons à grand pas d’un accident financier majeur », alerte Bruno Le Maire

Invité de la matinale de Public Sénat, l’ancien ministre de l’Economie a tiré la sonnette d’alarme sur la situation financière de la France. Bruno Le Maire met sur la table plusieurs mesures d’économies sur les retraités et les fonctionnaires - tout en proposant une réforme institutionnelle profonde de la procédure budgétaire, réduisant notamment le droit d’amendement des parlementaires.

Le