Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset
Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, était l’invité de Territoire d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Il estime que la décision, d’Emmanuel Macron d’accueillir une partie des migrants est « normale ».

Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset

Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, était l’invité de Territoire d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Il estime que la décision, d’Emmanuel Macron d’accueillir une partie des migrants est « normale ».
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a annoncé mardi qu’une partie des migrants du navire de l’ONG allemande Lifeline sera accueillie en France. Une prise de position différente de celle adoptée quelques jours plus tôt concernant l’Aquarius.

Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, juge cette décision « plutôt bien » et « normale ». « Que la France prenne sa part de ce fardeau migratoire est assez normal. La France est le pays de la déclaration des Droits de l’Homme » rappelle-t-il.

« On sait en plus qu’on est largement responsable de ces guerres perpétuelles qui sont au Moyen-Orient. On sait que le pétrole a fait intervenir de tout temps, (…) les armées anglaises, américaines, un peu françaises, pour mettre à feu et à sang cette partie du monde (…) et aujourd’hui, les hommes et les femmes qui fuient les combats, la misère et la mort (…) ne pourraient pas venir chez nous après qu’on ait mis le bazar sur ce territoire ? Il y a un côté indigne » développe Alain Rousset.

Selon lui, parler de « submersion » est « débile » et il faut le « redire aux Français ». « Arrêtons de considérer l’être humain comme un adversaire, comme un ennemi » déclare-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset
5min

Politique

Après les violences urbaines et les pillages du 17 octobre, « le président de la République n'a apporté aucune solution, aucun cap », déplore Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste au Sénat, constate avec sévérité l’impuissance et l’inertie du gouvernement face aux violences du week-end. S’il réfute toute volonté de pourrissement du mouvement de la part de l’exécutif, il estime cependant que les revendications portées depuis plus d’un mois par les lycéens ont été laissées « en jachère », dans un contexte social d’autant plus tendu que les crises s’enchaînent.

Le

Sebastion Lecornu press conference in Merignac
5min

Politique

 « Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

Face aux pillages et dégradations lors des manifestations de ce samedi 17 octobre, le gouvernement est vivement critiqué pour sa doctrine de maintien de l’ordre. Alors que circulaient depuis plus d’un mois des appels à manifester ce samedi 17 octobre et que les lycéens et étudiants sont dans la rue depuis trois semaines, le gouvernement semble avoir sous-estimé la colère et les débordements possibles ce samedi.

Le

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le