Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset
Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, était l’invité de Territoire d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Il estime que la décision, d’Emmanuel Macron d’accueillir une partie des migrants est « normale ».

Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset

Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, était l’invité de Territoire d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Il estime que la décision, d’Emmanuel Macron d’accueillir une partie des migrants est « normale ».
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a annoncé mardi qu’une partie des migrants du navire de l’ONG allemande Lifeline sera accueillie en France. Une prise de position différente de celle adoptée quelques jours plus tôt concernant l’Aquarius.

Alain Rousset, président PS du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, juge cette décision « plutôt bien » et « normale ». « Que la France prenne sa part de ce fardeau migratoire est assez normal. La France est le pays de la déclaration des Droits de l’Homme » rappelle-t-il.

« On sait en plus qu’on est largement responsable de ces guerres perpétuelles qui sont au Moyen-Orient. On sait que le pétrole a fait intervenir de tout temps, (…) les armées anglaises, américaines, un peu françaises, pour mettre à feu et à sang cette partie du monde (…) et aujourd’hui, les hommes et les femmes qui fuient les combats, la misère et la mort (…) ne pourraient pas venir chez nous après qu’on ait mis le bazar sur ce territoire ? Il y a un côté indigne » développe Alain Rousset.

Selon lui, parler de « submersion » est « débile » et il faut le « redire aux Français ». « Arrêtons de considérer l’être humain comme un adversaire, comme un ennemi » déclare-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Lifeline : parler de submersion est « débile » selon Alain Rousset
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le