Suite aux propos polémiques du ministre de l’Intérieur au Sénat sur la Ligue des droits de l’Homme, la Première ministre Élisabeth Borne a répondu à l’interpellation de la présidente du groupe communiste Éliane Assassi. Lors de la séance de questions au gouvernement du mercredi 12 avril, la Première ministre dit ne plus comprendre les positions défendues par l’association dont elle dit avoir du respect pour ce qu’elle a incarné dans le passé.
Ligue des droits de l’Homme : « Je ne comprends plus certaines de ses prises de position », affirme Élisabeth Borne
Suite aux propos polémiques du ministre de l’Intérieur au Sénat sur la Ligue des droits de l’Homme, la Première ministre Élisabeth Borne a répondu à l’interpellation de la présidente du groupe communiste Éliane Assassi. Lors de la séance de questions au gouvernement du mercredi 12 avril, la Première ministre dit ne plus comprendre les positions défendues par l’association dont elle dit avoir du respect pour ce qu’elle a incarné dans le passé.
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) encore sous le feu de l’actualité. Après le ministre de l’Intérieur, c’est la Première ministre qui a critiqué à son tour l’association, expliquant ne plus comprendre « certaines de ses prises de position ». Élisabeth Borne répondait à la présidente du groupe communiste Éliane Assassi lors de la séance de questions au gouvernement.
« Menaces d’une gravité insupportable »
La sénatrice de Seine-Saint-Denis interpellait la cheffe du gouvernement suite aux propos polémiques tenus par le ministre de l’Intérieur lors de son audition au Sénat le 5 avril concernant le maintien de l’ordre des manifestations contre la réforme des retraites ou contre les méga bassines à Sainte Soline. « Le ministre de l’Intérieur, M. Darmanin a menacé de manière à peine voilée la LDH de sanctions financières. Ces menaces sont d’une gravité insupportable. Pouvez-vous accepter qu’un ministre de la République puisse porter atteinte à une association qui est l’honneur de cette dernière ? », interroge avec vivacité Éliane Assassi.
La présidente communiste a rappelé le rôle « d’observateur, de vérification du respect des libertés et des droits à Sainte Soline où sur d’autres théâtres d’affrontement et de tensions » que joue la LDH. L’association avait d’ailleurs accusé les forces de l’ordre d’avoir empêché le Samu d’intervenir à Sainte-Soline. Éliane Assassi a également rappelé à l’hémicycle l’histoire de l’association, créée en 1898 pour défendre le capitaine Dreyfus et dont « à la Libération un tiers du comité central de la LDH avait disparu assassiné, mort en déportation ou fusillé ». Celle qui a signé avec 1 000 autres personnalités la tribune « On ne touche pas à la Ligue des droits de l’homme » dans le journal l’Humanité a demandé à la Première ministre « d’affirmer sans ambiguïté devant le Sénat que vous désavouez les propos de votre ministre de l’Intérieur ! »
« Ambiguïté face à l’islamisme radical », accuse la Première ministre
Il n’en sera rien. Même si Élisabeth Borne considère qu’il « n’est pas question de baisser par principe la subvention de telle ou telle association », elle estime qu’il faut « dialoguer avec les associations sur leurs actions lorsqu’il s’agit de financement public. » Ainsi, elle suit la voie tracée par son ministre de l’Intérieur qui avait déclaré que les subventions à la LDH « méritent d’être regardée dans le cadre des actions menées ».
La Première ministre reconnaît « l’histoire de cette grande association », citant pêle-mêle les combats de Madeleine Rebérioux et Maître Henri Leclerc, deux anciens présidents de la Ligue. Ce dernier avait d’ailleurs estimé que les propos du ministre de l’Intérieur étaient « stupéfiants ». La cheffe du gouvernement a précisé qu’elle avait « beaucoup de respect » pour ce que la LDH « a incarné ». Au passé, donc. Puisqu’elle explique que selon elle, la LDH a été « ambiguë face à l’islamisme radical » et plus récemment lors des évènements à Sainte-Soline où « cette association a attaqué un arrêté interdisant le transport d’armes par destination ».
Sa réponse a été applaudie par les bancs de la majorité sénatoriale alors que la présidente communiste Éliane Assassi l’a trouvé « très choquante », comme elle l’a confié au micro de Public Sénat à la fin de la séance. Sollicité par nos collègues de l’Agence France Presse, Patrick Baudouin, le président de la Ligue des droits de l’Homme a réagi : « L’amalgame que fait Madame Borne me révolte. […] Je trouve qu’elle cède à des petites sirènes qui ne sont pas acceptables à notre égard. […] Je sais que c’est une petite musique qui court du côté de nos adversaires situés plutôt à droite voire à l’extrême droite. »
Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.
Contrairement aux députés, les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens. Leur désignation repose sur un suffrage universel indirect exercé par près de 162 000 grands électeurs, majoritairement issus des conseils municipaux. Un mécanisme central de la représentation des territoires, souvent méconnu du grand public.
Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.
Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.