Violette Spillebout, candidate LREM aux élections municipales à Lille, a estimé samedi que son rival EELV, Stéphane Baly, avait "franchi la ligne jaune" en évoquant une possible alliance, au second tour, avec "les extrémistes" de La France insoumise.
"Je ne veux pas coopérer avec les extrémismes. Nous ne pouvons cautionner l’action de certains militants écologistes qui veulent intégrer LFI à une majorité municipale. Nous pouvons travailler en bonne intelligence avec la gauche, le centre et les écologistes audacieux et responsables, avant le premier ou entre les deux tours, mais jamais avec les extrêmes", a déclaré à l'AFP la candidate de la majorité présidentielle.
Une réaction aux propos tenus à l'AFP mardi par le candidat écologiste, qui s'est dit prêt à faire alliance, au second tour, avec les Insoumis tout en soulignant que la balle était dans leur camp et que "les gens attendent des élus qui agissent et non qui barrissent".
Stéphane Baly, candidat pour Les Verts (EELV), à la mairie de Lille, le 25 octobre 2019 dans un parc de Lille
AFP
M. Baly avait ainsi distingué ses "concurrents ou futurs partenaires", à savoir le PS, LFI et le PCF, de ses adversaires, "la droite et Spillebout". Il avait comparé l'ancienne directrice de cabinet de la maire socialiste Martine Auby à "Iznogoud" en estimant qu'elle ne cherchait qu'à "être calife à la place du calife" et l'avait accusée de "braconner les voix écologistes" alors que, selon lui, "elle n'est pas écolo".
"Stéphane Baly et son équipe sont bien mal placés pour donner des leçons d'écologie aux candidats concurrents", lui rétorque Mme Spillebout, alors qu'ils sont comptables du "bilan alarmant" en matière écologique à Lille puisqu'ils sont aux "manettes", dans l'équipe de Mme Aubry, depuis 2001.
Le candidat écologiste, qui n'exclut pas non plus un nouveau ticket au second tour avec Martine Aubry, "devra expliquer ce qu’EELV, au pouvoir depuis 18 ans, promet de mieux et de différent après 2020 avec une alliance de second tour avec le PS et LFI", demande Violette Spillebout, qui "revendique haut et fort (ses) convictions pour une éducation à l’écologie puissante et positive".
"Voter Baly en 2020, c’est voter Aubry+Mélenchon, c’est voter pour que la même équipe continue de diriger avec les méthodes et les convictions de l’extrême gauche, c’est voter pour que rien ne s’améliore, et pire, pour que Lille s’isole et s’enferme un peu plus, au sein d’une Europe où elle n’a déjà plus beaucoup d’aura", lâche-t-elle.
Le député LFI du Nord Adrien Quatennens a réagi samedi soir aux "insultes" de Mme Spillebout. "Est-ce parce que sa campagne patine que la candidate de #Macron à #Lille se met à insulter ses adversaires ? La France Insoumise, extrême ? Extrême quoi ?! Extrême République ? Extrême planification écologique ? Extrême partage des richesses ? On vous laisse l’extrême arrogance", a-t-il tweeté.
Regrettant un "concours de petites phrases et d’attaques sans fond", Julien Poix et Elodie Cloez, chefs de file LFI pour les municipales, ont déclaré: "Nous ne sommes pas les extrémistes, nous sommes le camp de l’intérêt général (...) Violette Spillebout est à Martine Aubry ce que Emmanuel Macron fut à François Hollande: les deux visages d’une même politique, celle des riches".
Raphaël Glucksmann s’interroge à son tour sur les dates de l’élection présidentielle, fixées les 18 avril et 2 mai, soit le lendemain du 1er mai, où les syndicats défilent. Il rejoint les critiques déjà formulées par le candidat LR, Bruno Retailleau, et Louis Aliot, vice-président du RN. Mais le gouvernement n’entend pas changer le calendrier.
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Comme en 2024 et en 2025, il est peu probable que le parcours des textes budgétaires s’achève par un vote positif de l’Assemblée nationale en décembre. À quelques jours du passage de témoin aux sénateurs, Public Sénat fait le point sur le calendrier et les différentes possibilités ouvertes à ce jour.
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