Lissage de la baisse des loyers HLM: « un premier pas » insuffisant pour Carvounas (PS)
Luc Carvounas, député PS du Val-de-Marne, a reconnu un "premier pas" de la part du gouvernement après l'adoption d'un amendement...

Lissage de la baisse des loyers HLM: « un premier pas » insuffisant pour Carvounas (PS)

Luc Carvounas, député PS du Val-de-Marne, a reconnu un "premier pas" de la part du gouvernement après l'adoption d'un amendement...
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Luc Carvounas, député PS du Val-de-Marne, a reconnu un "premier pas" de la part du gouvernement après l'adoption d'un amendement qui lisse sur trois ans la baisse des loyers HLM, mais "ça n'est pas assez", a-t-il estimé samedi sur franceinfo.

"Je vois qu'il commence à y avoir un petit rétropédalage, parce qu'ils sont en train de se dire: +Finalement cette mesure, c'est pas la bonne+", a considéré l'ex-maire d'Alfortville, dans la banlieue sud de Paris. "L'amendement du gouvernement, c'est un premier pas, mais c'est pas assez", a-t-il ajouté.

L'Assemblée nationale a adopté le budget du ministère de la Cohésion des territoires, en forte baisse du fait des économies imposées aux HLM mais en lissant sur trois ans la baisse des loyers, aux termes de vifs débats jeudi soir et vendredi.

L'amendement du gouvernement adopté instaure une baisse progressive des loyers du logement social: de 800 millions d'euros en 2018, 1,2 milliard en 2019, puis 1,5 milliard par an à compter de 2020, pour compenser une baisse des APL équivalente.

Mais l'économie budgétaire annuelle de 1,5 milliard d'euros visée par le gouvernement pour les bailleurs sociaux doit être atteinte dès l'an prochain grâce à une hausse, en parallèle, de la cotisation versée par les bailleurs sociaux à la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS).

"Le gouvernement n'a pas changé de braquet", a déploré le parlementaire. "Aucun office n'est en capacité d'absorber ce qui nous est retiré", a-t-il assuré.

"Ce qui m'intéresse n'est pas seulement de savoir comment on réalise cette économie mais plutôt: +Réalisons des économies+, sans que cela soit au détriment des locataires et de la qualité de leur habitat", a encore martelé M. Carvounas.

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