Lobby : un sénateur témoigne des pratiques des alcooliers au Parlement européen
Sur le plateau de Public Sénat, le sénateur (Renaissance-RDPI), André Gattolin a été interrogé sur l’affaire de corruption impliquant le Qatar qui secoue les institutions européennes. Il en a profité pour dévoiler une face peu commune de la vie nocturne au Parlement européen.

Lobby : un sénateur témoigne des pratiques des alcooliers au Parlement européen

Sur le plateau de Public Sénat, le sénateur (Renaissance-RDPI), André Gattolin a été interrogé sur l’affaire de corruption impliquant le Qatar qui secoue les institutions européennes. Il en a profité pour dévoiler une face peu commune de la vie nocturne au Parlement européen.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le retentissant scandale de corruption présumée impliquant le Qatar, et qui a conduit la vice-présidente grecque du Parlement Eva Kaili, à être placée en détention « fait mal » a reconnu André Gattolin sur le plateau de Public Sénat. « Mais il ne m’étonne pas », s’empresse d’ajouter le sénateur a travaillé au Parlement européen par le passé.

« Quand vous arrivez dans le hall et qu’un grand constructeur automobile allemand a son modèle exposé. J’ai l’impression d’être au salon de l’auto », explique-t-il.

Pour André Gattolin, le Parlement européen ne doit pas être cité en exemple, simplement parce que la liste des lobbyistes est publiée. « Tous les vendredis, les gens sont bourrés au Parlement européen parce qu’il y a tous les limonadiers et fournisseurs de bières qui payent des pots ».

Ce qui n’empêche pas le sénateur « de défendre le Parlement européen ». « C’est un endroit où on dit haut et fort ce que les gouvernements n’osent pas dire. Parce que le Parlement européen n’a pas beaucoup de pouvoir législatif. Ils votent des résolutions sur les droits de l’Homme et les libertés qui sont formidables. Mais dès qu’on passe au niveau exécutif, des Etats membres, tout fout le camp ».

André Gattolin fait aussi partie de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. « On a dû exclure une dizaine de membres. C’était le caviar-gate. C’est l’Azerbaïdjan qui arrosait les gens […] C’est compliqué dans les instances internationales ou multi pays, que ce soit l’Union européenne ou le Conseil de l’Europe, parce que vous avez des gens qui ont des pratiques différentes […] L’argent en politique doit être très strictement contrôlé. C’est la base contre la corruption », conclut-il.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le