Logement : en 2020, les APL en baisse pour plus d’un million de Français
La réforme du calcul des aides personnalisées au logement doit s’appliquer début 2020. 1,2 million de Français devraient voir leur APL diminuer. 

Logement : en 2020, les APL en baisse pour plus d’un million de Français

La réforme du calcul des aides personnalisées au logement doit s’appliquer début 2020. 1,2 million de Français devraient voir leur APL diminuer. 
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Plus d’un million de Français vont voir leur allocation logement diminuer en 2020. 

Ce n’est pas une coupe nette dans le montant des APL comme c’était le cas en 2017 (- 5 euros) et en 2018 (- 4 euros). Cette année, c’est une réforme du mode de calcul de l’allocation logement qui est menée par le gouvernement.

L’allocation sera calculée sur les revenus de l’année actuelle

Concrètement, à partir de 2020, l’allocation va être calculée sur les revenus de l’année en cours et plus sur ses revenus d’il y a 2 ans, comme c’est le cas aujourd’hui. Pour le gouvernement c’est une réforme de justice sociale car l’allocation va mieux correspondre au revenu perçu. 

1,4 milliard d’euros d’économies pour l’Etat

Mais en réalité c’est aussi une manière de faire des économies pour l’Etat, 1,4 milliard d’euros. En période de croissance, les revenus des Français sont plus importants aujourd’hui qu’il y a 2 ans, donc leurs allocations logement vont diminuer, et l’Etat va faire des économies.

L’APL supprimée pour 600 000 personnes 

Cette réforme va faire des gagnants et des perdants. L’allocation sera en hausse pour une personne qui perd son emploi, car elle va s’adapter à la chute de son revenu. Parmi les perdants, les jeunes actifs qui rentrent sur le marché du travail. Leurs revenus augmentent d’un coup donc l’APL va chuter immédiatement.

Au total 1,2 million de personnes vont connaître une diminution de l’APL et 600 000 personnes verront leur allocation supprimée. 

“Cette réforme ne va faire que des perdants” Philippe Dallier

Pour le sénateur LR Philippe Dallier, rapporteur du budget du logement, “cette réforme des APL ne va faire que des perdants. Les personnes qui ont une baisse de revenu peuvent déjà demander une revalorisation de leur allocation. En revanche, les jeunes actifs ne bénéficieront plus de cette allocation qui était une aide à leur installation”, a-t-il expliqué sur le plateau de l’émission Bonjour Chez Vous sur Public Sénat. “Cette réforme permet une économie budgétaire mais on ne peut pas dire qu’elle apporte de la justice sociale.”

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le