Loi alimentation : un premier bilan « très négatif » pour Olivier Andrault de l’UFC-Que Choisir
Invité de l’émission « On va plus loin », Olivier Andrault, chargé de mission agriculture et alimentation pour l'UFC-Que Choisir tire un bilan « très négatif » de la loi alimentation.

Loi alimentation : un premier bilan « très négatif » pour Olivier Andrault de l’UFC-Que Choisir

Invité de l’émission « On va plus loin », Olivier Andrault, chargé de mission agriculture et alimentation pour l'UFC-Que Choisir tire un bilan « très négatif » de la loi alimentation.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mercredi 24 avril, le gouvernement a examiné en Conseil des ministres, une ordonnance contre les prix abusivement bas, censée renforcer la loi alimentation, adoptée par le Parlement en octobre dernier. Cette loi Egalim a en partie pour but de redonner du pouvoir d’achat aux agriculteurs. Olivier Andrault, chargé de mission agriculture et alimentation pour l'UFC-Que Choisir tire un premier bilan « très négatif » de cette loi : « L’aspect qui évidemment a été le plus mis en avant dans cette loi, c’est la hausse du seuil de revente à perte. Visiblement, ça ne marche pas (…) On voit qu’il y a de l’inflation (…) En hypermarché, sur le top 100 des grandes marques nationales, il y a quasiment plus 5% d’augmentation. » Olivier Andrault souligne que les produits premiers prix ont également augmenté. Et il est catégorique, la hausse du seuil de revente à perte « est d’abord un cadeau à certains acteurs de la grande distribution et certainement pas une mesure du relèvement du revenu agricole ».

Le chargé de mission agriculture et alimentation pour l'UFC-Que Choisir conclut : « Cette loi Egalim était censée être le véhicule législatif traduisant concrètement les recommandations qui ont été portées par toute la société civile dans le cadre des États généraux de l’alimentation. On a un peu trop tendance à oublier qu’on nous a promis une alimentation de meilleure qualité nutritionnelle. On nous a promis également une transition écologique de notre agriculture. Ce n’est absolument pas repris dans la loi Egalim. Donc, nous avons l’intention de resservir au gouvernement toutes ces recommandations qui nous ont été transmises dans le cadre de ces États généraux de l’alimentation. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien avec Olivier Andrault, chargé de mission agriculture et alimentation pour l'UFC-Que Choisir (en intégralité)
07:53

Partager cet article

Dans la même thématique

Loi alimentation : un premier bilan « très négatif » pour Olivier Andrault de l’UFC-Que Choisir
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Loi alimentation : un premier bilan « très négatif » pour Olivier Andrault de l’UFC-Que Choisir
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le