Loi anticasseurs : « Nous avons ferraillé pour défendre les libertés publiques » considère Loïc Hervé
Loïc Hervé, sénateur centriste de la Haute-Savoie, était l’invité de Parlement Hebdo sur LCP-Public Sénat. Le sénateur est revenu sur la loi anticasseurs, les privatisations et les projets de réforme du parlementarisme.

Loi anticasseurs : « Nous avons ferraillé pour défendre les libertés publiques » considère Loïc Hervé

Loïc Hervé, sénateur centriste de la Haute-Savoie, était l’invité de Parlement Hebdo sur LCP-Public Sénat. Le sénateur est revenu sur la loi anticasseurs, les privatisations et les projets de réforme du parlementarisme.
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Par Marion D'Hondt

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Sur la loi anticasseurs, Loïc Hervé rappelle qu’il a voté « pour » en première lecture et « contre » en deuxième lecture. Il explique ce choix par les modifications apportées par l’Assemblée nationale, qui ne « correspondent pas à ses valeurs ».

Pour lui, l’article 2, qui permet aux préfets d’interdire de manifester, est « disproportionné », puisqu’ « à aucun moment on ne voit intervenir le juge ». De plus, dans sa formulation, il est « verbeux et mal rédigé ».

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Le sénateur appelle à « faire attention aux textes d’appel, qui répondent à un problème ». Ce fut le cas pour la loi anticasseurs, intervenant après les violences du 1er mai et des Gilets jaunes. Pour lui, « notre droit contient déjà assez de dispositions » pour faire face.

Loïc Hervé regrette que le Président de la République n’ait pas attendu le vote pour annoncer la saisine du Conseil constitutionnel. Pour lui, cela montre qu’il « se positionne dans le débat politique », portant atteinte à la séparation des pouvoirs exécutif – législatif.

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Loïc Hervé rappelle que « le groupe centriste est favorable à la privatisation ». Il confirme que l’État gardera un contrôle sur la gestion des aéroports, en ayant recours au privé pour « un métier qui demande des défis considérables ».

Pour le sénateur, « les parlementaires ont été frileux à cause des autoroutes, qui ont créé des frustrations considérables ». C’est pour cela que le Sénat a demandé des garanties supplémentaires, apportées suite aux débats à l’Assemblée.

Pour Loïc Hervé, « l’essentiel était que l’État garde des parts », ce qui est chose faite avec les 20 % qu’il conserverait. Il souhaite que l’État garde une voix pour s’exprimer au conseil d’administration, avec la légitimité qui est la sienne.

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Loïc Hervé rappelle qu’il a « toujours été favorable à la réduction du nombre de parlementaires », pour « améliorer les conditions de travail ». Il précise : « S’il y a une réduction, sans doute, je la voterai. » Il chiffre cette réduction à 20 ou 30 % des élus.

Il rappelle que « dans toutes les périodes de crise, l’antiparlementarisme s’exprime » et déplore que « l’exécutif et les administrations soient moins mis sur la sellette que les parlementaires », ce qui est « inquiétant ».

Sur le droit de réponse lors des questions d’actualité au Gouvernement, le Sénat le pratique déjà. Pour Loïc Hervé, « ça marche bien, à condition que le collègue n’ait pas rédigé sa réplique avant ». Il est important d’avoir « un vrai échange ».

Sur le droit de pétition et les débats qui s’ensuivent, Loïc Hervé « se méfie ». Il trouve bien que le Parlement débatte, mais, « pendant que le Parlement parle, il n’accomplit pas sa vraie mission qui est d’être sur le terrain ». Ainsi, ça ne lui paraît « pas utile ».

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