Loi climat : François de Rugy accuse les Verts de faire de « l’agitation politique »
Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », l’ancien ministre de la Transition écologique, François de Rugy est revenu sur le projet de loi climat présenté, ce mercredi, en conseil des ministres.

Loi climat : François de Rugy accuse les Verts de faire de « l’agitation politique »

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », l’ancien ministre de la Transition écologique, François de Rugy est revenu sur le projet de loi climat présenté, ce mercredi, en conseil des ministres.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La meilleure défense, c’est l’attaque. Alors que le projet de loi climat présenté aujourd’hui en Conseil des ministres, François de Rugy s’en est pris aux Verts en anticipant leurs critiques.

« On peut toujours dire que ça ne va pas assez loin ». « Evidemment, le résultat n’est pas parfait, la transcription en loi, n’est pas facile ». […] Ce qui compte c’est : est-ce qu’on traite les problèmes ? Ce ne sont pas les symboles. Je vois bien qu’un certain nombre de nos opposants, et notamment Europe Ecologie Les Verts, vont s’agiter sur des symboles […] Europe Ecologie Les Verts qui était contre la convention citoyenne quand nous l’avons créée […] Tout ça c’est de l’agitation, c’est de la mauvaise politique ».

Le député LREM de Loire-Atlantique en a profité pour rappeler son bilan. « Moi, j’ai fermé quatre centrales à charbon […] Aucun pays d’Europe n’a fait ça […] Et bien ça, Europe Ecologie Les Verts ou un certain nombre d’associations considèrent que ce n’est pas important, c’est ça qui permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

Aux 150 citoyens de la Convention qui critiqueraient une mauvaise transcription de leurs propositions dans la loi, François de Rugy a aussi un message pour eux : « Déjà, la Convention citoyenne a écarté un certain nombre de sujets par avance […] notamment tout ce qui était fiscalité écologique, taxe carbone… On peut le comprendre car ce n’est pas facile ensuite à assumer devant les autres citoyens, les 67 millions de Français. Elle a écarté un certain nombre de sujets majeurs ».

L’interdiction les vols intérieurs s’il y a une alternative possible en train en moins de deux heures trente minutes, n’est pas une mesure qui séduit l’ancien président de l’Assemblée nationale. « On ne peut pas faire comme si l’avant et l’après crise sanitaire rien ne changeait. Le transport aérien s’est effondré. Est-ce qu’on en tient compte ou en fait comme si de rien n’était ? […] C’est typiquement un symbole » […] Il y en a plus (d’avions). C’est complètement absurde de considérer ça ».

La semaine dernière, le tribunal de Paris a reconnu « illégale » l’inaction climatique de l’État et a condamné l’État à verser un euro symbolique à quatre associations requérantes : la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, Oxfam et l’association Notre Affaire à tous.

« Ce n’est pas dans les tribunaux que l’on baissera les gaz à effet de serre. Cela fait de l’agitation médiatique, tant mieux pour ceux qui l’ont fait. Ils ont l’impression d’avoir eu une victoire. Et après ? Ce serait bien que les associations fassent des propositions concrètes, pas des symboles ou pas des chiffres complètement truqués », a réagi François de Rugy.

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le