Loi de simplification : Monique Barbut regrette l’assouplissement du ZAN qui vise à « bétonniser 25 000 hectares »

Auditionnée au Sénat, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a déploré le vote des députés mardi sur le projet de loi de « simplification de la vie économique », suppression des zones à faibles émissions (ZFE) mais aussi un assouplissement du zéro artificialisation nette (ZAN).
Rédaction Public Sénat

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Auditionnée mercredi matin par la commission de l’aménagement du territoire sur le projet de loi d’urgence agricole, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a eu un mot sur le vote des députés de la veille. L’Assemblée nationale a validé une nouvelle fois le projet de loi de « simplification de la vie économique », et avec lui la suppression controversée des « zones à faibles émissions » contre les voitures polluantes, Il prévoit aussi, pour certains projets d’envergure nationale, une restriction du zéro artificialisation nette, dispositif contre la bétonnisation des sols, autre marqueur du premier quinquennat Macron.

« Si l’on veut parler d’adaptation, le premier rempart face aux événements climatiques, c’est une nature en bonne santé et cette réalité doit être prise en compte dans nos décisions d’aménagement du territoire. C’est pourquoi, à titre personnel, je regrette la décision qui a été prise hier sur la loi simplification qui vise à encore bétonniser 25 000 hectares supplémentaires », a-t-elle fait valoir.

Avec une pointe d’ironie, le sénateur écologiste, Ronan Dantec lui a ensuite souhaité « bon courage ». « Parce que quand vous en êtes à devoir affronter à l’Assemblée nationale des coalitions LR, LFI, la vie devient quand même compliquée sur les politiques gouvernementales ». La remarque a fait rire la ministre.

En effet, les voix des députés RN de l’UDR d’Éric Ciotti, des LR sont venus contrer l’amendement du gouvernement visant à maintenir une base légale pour les ZFE, en laissant la main aux collectivités locales pour les appliquer ou non. Les Insoumis, défavorables au projet de loi mais partisans de longue date d’une suppression des ZFE, et les écologistes, considérant l’amendement inopérant, ont aussi repoussé le compromis proposé par le gouvernement.

Le vote final du texte est prévu ce mercredi à 16h30 au Sénat.

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