Loi immigration : « Il faut que Sacha Houlié se ressaisisse », demande François-Noël Buffet (LR)

Le président de la commission des lois du Sénat, François-Noël Buffet (LR), s’étonne que son homologue de l'Assemblée nationale décide ne pas voter le projet de loi immigration. « Ce texte est aussi le leur, c’est celui de leur majorité », tient-il à rappeler.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Adopté par 214 voix contre 114, le passage au Sénat du texte issu de la commission mixte paritaire sur le projet de loi immigration a été une formalité. La majorité de droite et du centre, qui a retrouvé ses principaux apports de première lecture, a confirmé son vote. La transmission de relais à l’Assemblée nationale, plus tard dans la soirée, ne sera pas sans douleurs. Plusieurs membres de la majorité présidentielle, dans l’aile gauche notamment, font savoir qu’ils refuseront de voter ce texte. Parmi eux : Sacha Houlié, le député Renaissance à la tête de la commission des lois.

« Il faut qu’il se ressaisisse », réagit son homologue LR au Sénat, François-Noël Buffet, qui était à ses côtés lors de la commission mixte paritaire. « Ce texte est aussi le leur, c’est celui de leur majorité, c’est celui que nous avons construit avec eux pendant la discussion pendant cette CMP. Donc il ne faut pas qu’il se laisse impressionner par la tentative de hold-up de Madame Le Pen. Assumons notre travail, assumons notre vision », appelle-t-il.

François-Noël Buffet n’est guère plus inquiet alors qu’une réunion de crise a été convoquée à l’Élysée, alors que des défections se multiplient dans la majorité. Le chef de l’État souhaite faire un point de situation avec sa Première ministre mais aussi les présidents de groupe et les chefs de partis de la majorité. « Ça ne me scandalise pas, je trouve ça plutôt normal », observe François-Noël Buffet.

Partager cet article

Dans la même thématique

Loi immigration : « Il faut que Sacha Houlié se ressaisisse », demande François-Noël Buffet (LR)
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le