Politique
Invité de la matinale de Public Sénat, Christophe Béchu, maire d’Angers et secrétaire général d’Horizons revient sur le déclenchement d’une enquête visant Edouard Philippe pour des soupçons de détournement de fonds.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
La grève des professeurs des écoles contre le projet de loi Blanquer était suivie, ce jeudi, par 15% des enseignants selon le ministère de l'Éducation (25% pour syndicat SNUipp-FSU). Le texte, qui sera examiné par la Haute assemblée le mois prochain, était aussi au menu des questions d’actualité au gouvernement, aujourd’hui.
S’adressant au ministre de l’Éducation, la sénatrice communiste Céline Brulin a fait part de son inquiétude « au prétexte d’un vague intérêt pédagogique, de voir apparaître une rationalisation et une mutualisation des écoles. « Avec des conséquences graves : de gros établissements éloignés des familles portant le coup de grâce aux écoles rurales » a-t-elle déclaré.
Le projet de loi Blanquer prévoit en effet la création d’« établissements publics locaux d'enseignement des savoirs fondamentaux » (EPSF). Cette nouvelle organisation fait craindre la disparition des directeurs d'école puisque le texte indique que le chef de cet établissement « exerce simultanément les compétences attribuées au directeur d'école », assisté d'adjoints « dont un au moins est chargé » du premier degré.
« C’est un point parmi d’autres de la loi. Et cette loi a une dimension sociale très accentuée » a d’abord fait valoir Jean-Michel Blanquer en faisant référence à l’instruction obligatoire dès 3 ans.
Au sujet des EPSF, le ministre a rappelé « qu’il s’agissait d’une option ». « Ce n’est sûrement pas quelque chose d’obligatoire. C’est quelque chose qui réclamera l’accord et du conseil des écoles, donc des principaux intéressés, et du collège bien entendu ; mais aussi des élus locaux » a-t-il détaillé.
Jean-Michel Blanquer a également ouvert la porte « à une amélioration » du texte, lors du débat au Sénat au mois de mai. « Ce point-là qui peut être discuté, et je suis prêt à en discuter, n’est sûrement pas fait pour abîmer les écoles rurales et certainement pas non plus pour affaiblir les directeurs » a-t-il conclu.