Loi sécurité globale : « C’est loin des promesses du président Macron » pointe Jean-Pierre Mignard
Membre du comité politique d’En Marche durant la campagne présidentielle, l’avocat Jean-Pierre Mignard n’est pas tendre avec la proposition de loi polémique « sécurité globale ». « Nous n’avons pas fait campagne pour cela. Nous avons fait campagne pour une société démocratique et réconciliée » dénonce-t-il.

Loi sécurité globale : « C’est loin des promesses du président Macron » pointe Jean-Pierre Mignard

Membre du comité politique d’En Marche durant la campagne présidentielle, l’avocat Jean-Pierre Mignard n’est pas tendre avec la proposition de loi polémique « sécurité globale ». « Nous n’avons pas fait campagne pour cela. Nous avons fait campagne pour une société démocratique et réconciliée » dénonce-t-il.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L’article 24 de la future loi « sécurité globale », qui sanctionne sous certaines conditions la diffusion en ligne d’images de gendarmes et policier n’en finit pas de faire débat y compris au sein des rangs de la majorité.

Invité de l’émission « Allons plus loin » sur Public Sénat, l’avocat Jean-Pierre Mignard pourtant membre du comité politique d’En Marche durant la campagne présidentielle l’a rappelé : « Nous n’avons pas fait campagne pour cela […] Nous avons fait campagne pour une société démocratique et réconciliée et qui inscrit au cœur de la démocratie libérale, la liberté d’expression » a dénoncé l’ancien responsable de la campagne Justice du candidat Emmanuel Macron en 2017.

En ce qui concerne l’argument de la protection des forces de l’ordre mis en avant par l’exécutif, l’avocat estime que des textes existent déjà. Il voit dans ce texte « un signal adressé à quelques organisations professionnelles de la police.

Pour Jean-Pierre Mignard, la proposition de loi « sécurité globale » « renoue avec l’un des axes de la campagne de Nicolas Sarkozy, mais qui est loin de ce qui était les promesses du président Macron. Je souhaite qu’il m’écoute sur ce point car c’est une interpellation que je lui fais » a-t-il conclu.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le

Paris Students and Police face to face
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : le recours aux gardes à vue est-il justifié ?

Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.

Le