Loi sécurité globale : « C’est loin des promesses du président Macron » pointe Jean-Pierre Mignard
Membre du comité politique d’En Marche durant la campagne présidentielle, l’avocat Jean-Pierre Mignard n’est pas tendre avec la proposition de loi polémique « sécurité globale ». « Nous n’avons pas fait campagne pour cela. Nous avons fait campagne pour une société démocratique et réconciliée » dénonce-t-il.

Loi sécurité globale : « C’est loin des promesses du président Macron » pointe Jean-Pierre Mignard

Membre du comité politique d’En Marche durant la campagne présidentielle, l’avocat Jean-Pierre Mignard n’est pas tendre avec la proposition de loi polémique « sécurité globale ». « Nous n’avons pas fait campagne pour cela. Nous avons fait campagne pour une société démocratique et réconciliée » dénonce-t-il.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L’article 24 de la future loi « sécurité globale », qui sanctionne sous certaines conditions la diffusion en ligne d’images de gendarmes et policier n’en finit pas de faire débat y compris au sein des rangs de la majorité.

Invité de l’émission « Allons plus loin » sur Public Sénat, l’avocat Jean-Pierre Mignard pourtant membre du comité politique d’En Marche durant la campagne présidentielle l’a rappelé : « Nous n’avons pas fait campagne pour cela […] Nous avons fait campagne pour une société démocratique et réconciliée et qui inscrit au cœur de la démocratie libérale, la liberté d’expression » a dénoncé l’ancien responsable de la campagne Justice du candidat Emmanuel Macron en 2017.

En ce qui concerne l’argument de la protection des forces de l’ordre mis en avant par l’exécutif, l’avocat estime que des textes existent déjà. Il voit dans ce texte « un signal adressé à quelques organisations professionnelles de la police.

Pour Jean-Pierre Mignard, la proposition de loi « sécurité globale » « renoue avec l’un des axes de la campagne de Nicolas Sarkozy, mais qui est loin de ce qui était les promesses du président Macron. Je souhaite qu’il m’écoute sur ce point car c’est une interpellation que je lui fais » a-t-il conclu.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le

Patrouille Police municipale a velo a Cannes
7min

Politique

Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

Le parquet a annoncé, mercredi, la suspension de quatre policiers municipaux de Carcassonne après la diffusion d'une vidéo les mettant en cause pour des propos racistes. L'un d'eux, membre du service d'ordre du RN, a été exclu du parti. Manquement à leur devoir de neutralité et aux conditions d'honorabilité attachées à leurs missions, infraction pénale… que risquent ces agents ?

Le

Loi sécurité globale : « C’est loin des promesses du président Macron » pointe Jean-Pierre Mignard
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le