Loi Taubira: Wauquiez n’a pas l’intention d’abroger le mariage entre homosexuels
Laurent Wauquiez, candidat à la présidence du parti Les Républicains, veut modifier la loi Taubira en revenant sur les questions...

Loi Taubira: Wauquiez n’a pas l’intention d’abroger le mariage entre homosexuels

Laurent Wauquiez, candidat à la présidence du parti Les Républicains, veut modifier la loi Taubira en revenant sur les questions...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Laurent Wauquiez, candidat à la présidence du parti Les Républicains, veut modifier la loi Taubira en revenant sur les questions liées à la filiation mais pas sur le mariage entre homosexuels, déclare-t-il dans un entretien à Valeurs actuelles à paraître jeudi.

"On voit bien que la loi Taubira a ouvert une mécanique sur laquelle il est évident qu’il faut revenir. Il ne s’agit pas de démarier les couples de même sexe et le sujet n’est pas la notion de mariage, comme l’a exprimé François Fillon pendant la campagne présidentielle, mais bien de fixer des lignes rouges pour empêcher toute marchandisation et toute remise en cause de la filiation", indique celui qui apparaissait moins nuancé en janvier dernier, quand il appelait à "avoir le courage de revenir sur les lois des socialistes", notamment celle sur le mariage homosexuel.

Critiquant l'annonce du gouvernement de vouloir "élargir" l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes "pour satisfaire le désir d'enfant de femmes homosexuelles vivant en couple", M. Wauquiez y voit une "étape" avant d'aller vers la gestation pour autrui (GPA) "et donc la marchandisation du corps de la femme".

Dans la loi Taubira, "le problème n’est pas la question du mariage, mais celle de la filiation et de la marchandisation", souligne encore le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Su LCP mardi matin, le député du Vaucluse Julien Aubert, autre candidat à la présidence de LR, s'est lui déclaré en faveur de l'abrogation de la loi Taubira. "Je crois que politiquement, parce que les conditions dans lesquelles cette loi a été votée ont été inacceptables, nous devons l’abroger", a-t-il déclaré. "Et ensuite nous devons rouvrir le débat. Moi personnellement je suis favorable à l’union civile", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Debate on no-confidence motions against the 2026 finance bill at National Assembly
5min

Politique

Prix du Trombinoscope : Sébastien Lecornu, Amélie De Montchalin, Olivier Faure parmi les lauréats

Le jury du Prix du Trombinoscope, dont Public Sénat est partenaire, a dévoilé son palmarès annuel. Plusieurs figures de premier plan ont été distinguées, parmi lesquelles Sébastien Lecornu, Amélie de Montchalin, le duo des sénateurs de la commissions d’enquêtes sur les aides publiques aux entreprises ou Olivier Faure. Des récompenses qui mettent en lumière une année politique marquée par la tension budgétaire, la recherche de compromis et le retour au premier plan du Parlement.

Le

Loi Taubira: Wauquiez n’a pas l’intention d’abroger le mariage entre homosexuels
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le