SIPA_01086410_000018

LR : Bruno Retailleau place sa garde rapprochée à la tête du parti

Le nouveau président de LR Bruno Retailleau a désigné mercredi ses proches à la tête du parti l’eurodéputé François-Xavier Bellamy et son directeur de campagne Othman Nasrou. L’entourage de Laurent Wauquiez a démenti l’information selon laquelle un poste de vice-président lui a été proposé.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l’Intérieur a annoncé, dans un entretien au Parisien, la désignation de François-Xavier Bellamy comme vice-président des Républicains et celle d’Othman Nasrou comme secrétaire général, en lieu et place d’Annie Genevard, l’actuelle ministre de l’Agriculture, qui avait émis le souhait de quitter ce poste. Deux sénatrices ont été nommées porte-parole, Agnès Evren et Alexandra Borchio Fontimp, respectivement élues de Paris et des Alpes-Maritimes. L’ancien Premier ministre, Michel Barnier à l’origine de la première nomination de Bruno Retailleau à Beauvau, a été nommé président du Conseil national.

Il assure avoir proposé la vice-présidence du parti à Laurent Wauquiez, qu’il a largement battu dimanche avec près de trois quarts des voix en sa faveur lors d’une élection interne.

« Ce que je comprends, c’est qu’il préfère se concentrer sur sa fonction de président du groupe à l’Assemblée nationale. À ce titre, il sera associé dans toutes les instances dirigeantes, comme je l’étais d’ailleurs quand j’étais président du groupe au Sénat », explique le ministre.

Dimanche soir, dès l’annonce de la victoire de Bruno Retailleau, ses troupes n’imaginaient pas Laurent Wauquiez occuper un poste de vice-président du parti. « Comment vous voulez être candidat à la présidentielle en étant numéro 2 de quelqu’un ? », glissait l’un de ses proches. Laurent Wauquiez n’a en effet jamais conditionné le résultat de cette élection interne à ses ambitions présidentielles.

L’entourage de Laurent Wauquiez assure pourtant à l’AFP qu’aucun poste de vice-président ne lui a pas été proposé. L’un de ses soutiens, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot, a été écartée du poste-clé de présidente de la commission nationale d’investiture au bénéfice d’Annie Genevard.

Laurent Wauquiez « m’a donné des noms. J’en tiendrai compte pour les nominations à venir », a promis le ministre de l’Intérieur. Deux proches du député de Haute-Loire figurent déjà dans cette première salve de nominations : le maire de Valence Nicolas Daragon et la vice-présidente des députés LR Justine Gruet, qui occuperont tous deux les fonctions de secrétaires généraux adjoints.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le