«LR, c’est devenu une formation politique un peu déboussolée sans cap», selon Jean-Baptiste Lemoyne
Le sénateur de droite Jean-Baptiste Lemoyne s’est moqué de la stratégie fluctuante de son ancien parti, Les Républicains, dans la campagne des législatives. Et anticipe une large majorité pour La République en Marche.

«LR, c’est devenu une formation politique un peu déboussolée sans cap», selon Jean-Baptiste Lemoyne

Le sénateur de droite Jean-Baptiste Lemoyne s’est moqué de la stratégie fluctuante de son ancien parti, Les Républicains, dans la campagne des législatives. Et anticipe une large majorité pour La République en Marche.
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Le premier parlementaire de droite à avoir rallié Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle a du mal à suivre les errements de son ancien parti dans la bataille des législatives. « LR, c’est devenu une formation politique un peu déboussolée sans cap », a-t-il déclaré dans l’émission « Parlement Hebdo »  sur les chaînes parlementaires.

« Ça commence une campagne législative en voulant montrer les biceps, en disant qu’on veut imposer une cohabitation, et puis j’entends dire François Baroin il y a quelques jours " finalement on participerait bien aux bons projets de lois etc.". »

« Les candidats LREM vont faire une entrée massive ici »

Pour le sénateur de l’Yonne, « tout cela montre qu’il y a une refondation du paysage politique en marche », a-t-il jugé.

Osant la comparaison avec 1958 et le raz-de-marée provoqué par l’Union pour la Nouvelle République (UNR), tout juste créée par le général de Gaulle, Jean-Baptiste Lemoyne imagine, à neuf jours du premier tour des législatives, une Assemblée nationale acquise à La République en Marche :

« De la même façon, les candidats de LREM vont faire une entrée massive ici, et il y aura une majorité absolue. »

« Un carrefour » des macronistes au Sénat ?

Et au Sénat, y aura-t-il un groupe pour les sénateurs qui s'inscrivent dans la République en Marche ? Des débats « très informels » ont débuté, confie Jean-Baptiste Lemoyne. Des échanges qui ont notamment lieu avec François Patriat, ancien socialiste et fidèle de la première heure, et l'ex-sénateur Jacques Mézard devenu ministre de l'Agriculture, qui était aussi président du groupe RDSE. En attendant d'y voir « plus clair », après les sénatoriales de septembre, l'idée d'un intergroupe, voire d'un groupe, est soulevée :

« Je pense qu’il faut qu’il y ait un carrefour d’une façon ou d’une autre qui permette aux macronistes issus des différentes familles, des différents groupes de se retrouver. Un carrefour, ça peut être un lien plus ou moins souple. Est-ce qu’il s’agit d’un intergroupe, est-ce qu’il s’agit d’un groupe. Les choses ne sont pas encore tranchées à ce stade »

« Un carrefour » des macronistes au Sénat ? La réponse de Jean-Baptiste Lemoyne
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