LR crée un « comité riposte » au FN
Les Républicains mettent en place un "comité de riposte républicaine" au Front national, qui va se retrouver pour la première...

LR crée un « comité riposte » au FN

Les Républicains mettent en place un "comité de riposte républicaine" au Front national, qui va se retrouver pour la première...
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Les Républicains mettent en place un "comité de riposte républicaine" au Front national, qui va se retrouver pour la première fois mercredi au QG de campagne de François Fillon, a-t-on appris mardi auprès du parti.

Ce comité "va réunir à la fois des élus et des professionnels de certains secteurs (culture, économie, sécurité, santé, droit…) pour chiffrer les propositions de Marine Le Pen et les analyser sur un plan juridique", a indiqué dans un entretien à Nice Matin le président LR de Paca Christian Estrosi, qui en est à l'initiative.

"Puis, nous allons rédiger des argumentaires pour les milliers de militants sur le terrain et donner des arguments à notre candidat", a-t-il précisé.

Selon M. Estrosi, "il faut parler aux ouvriers, aux agriculteurs, aux retraités, aux artisans, aux commerçants. Je les alerte, ils seront les premières victimes du projet de Marine Le Pen".

Dans une note à François Fillon que s'est procurée l'AFP, M. Estrosi précise les "trois objectifs prioritaires" de ce comité: "Répondre coup sur coup rapidement aux attaques du Front national", "constituer un guide anti-FN détaillé et actualisé en permanence afin de dénoncer les propositions irréalisables" et "surveiller dans chaque région les abus des élus FN afin de les dénoncer localement et nationalement".

De son côté, Philippe Vardon, conseiller régional FN de la région PACA, a annoncé lui aussi mardi avoir "décidé de mettre en place une cellule de riposte contre Christian Estrosi, pour en dénoncer les double-discours permanents".

"Ce +comité riposte républicaine+ va réunir à la fois des élus et des professionnels de certains secteurs (culture, économie, sécurité, santé, droit) pour analyser les déclarations -sur le plan municipal, régional et national- de Christian Estrosi et les confronter à la dure épreuve des faits", écrit M. Vardon.

Par ailleurs, deux élus LR, Gérald Darmanin, maire de Tourcoing (Nord), et Matthieu Annereau, chef de file de l'opposition à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), affirment dans un communiqué que "pour battre le FN, la droite doit parler à l’électorat populaire".

Les deux élus expliquent que, si Marine Le Pen a lancé sa campagne le 26 février à Saint-Herblain, c'est parce que "l'insécurité et les incivilités ne cessent d'(y) progresser", en raison du "laxisme" de la municipalité socialiste. "Le parti de Marine Le Pen ne peut que s’en réjouir. Lorsque les socialistes sont au pouvoir, le Front national obtient toujours des scores historiques aux élections qui suivent", écrivent-ils.

Selon eux, "la droite doit réinvestir tous les territoires, notamment ceux des quartiers populaires. Elle doit le faire par un discours équilibré et de vérité".

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