LR: Dati renonce aux Européennes avec Paris dans son viseur
Elle préfère Paris à Strasbourg et Bruxelles: en pleine tractation chez les Républicains, Rachida Dati a annoncé mardi qu'elle...

LR: Dati renonce aux Européennes avec Paris dans son viseur

Elle préfère Paris à Strasbourg et Bruxelles: en pleine tractation chez les Républicains, Rachida Dati a annoncé mardi qu'elle...
Public Sénat

Par Ambre TOSUNOGLU, Baptiste PACE

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Elle préfère Paris à Strasbourg et Bruxelles: en pleine tractation chez les Républicains, Rachida Dati a annoncé mardi qu'elle renonçait à un nouveau mandat au Parlement européen, expliquant réfléchir "très sérieusement" à une candidature aux municipales dans la capitale.

"J'ai décidé de renoncer à briguer un nouveau mandat de députée européenne. Car la politique, ce sont des choix parmi ses combats. Et aujourd'hui mon choix, c'est Paris", explique au Figaro l'ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy (2007-2009).

Pourtant, "Laurent Wauquiez m'a toujours assuré que je serais en position éligible sur la liste LR. Il me proposera à la sixième place lors de la CNI (commission nationale d'investiture) ce mercredi", assure celle qui siège au parlement européen depuis 2009.

Mais "à Paris, il est urgent de changer de politique et je proposerai de le faire. Je m'y engagerai sans hésitation". "Je réfléchis très sérieusement à cette candidature", poursuit Mme Dati, explique l'édile du très chic VIIe arrondissement.

Cette annonce constitue un premier rebondissement alors que la Commission d'investiture de LR doit débattre mercredi des élections européennes.

Après le trio de tête déjà désigné, composé de François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean, une trentaine de noms doivent être mis sur la table, mais pas leur ordre sur la liste, selon l'entourage de M. Wauquiez.

"Paris a toujours été la ville de toutes les promesses, celle de l'émancipation où se réalisent les rêves et les ambitions. Paris répond-elle toujours à cette promesse ? Je ne le crois pas. Je veux redonner à Paris cette ambition", ajoute Mme Dati, qui a récemment multiplié les sorties et les cafés-débats dans l'est de la capitale.

"Convaincue" que la droite peut gagner les municipales dans la capitale, acquise à la gauche depuis 20 ans, elle estime que "la droite a fait ses preuves sur de nombreuses questions telles que la sécurité, la gestion des finances publiques ou l'environnement".

Mais l'équation est plus compliquée qu'elle ne paraît depuis 2017 et le triomphe des candidats En Marche aux législatives qui ont ravi la majorité des circonscriptions parisiennes, y compris dans des bastions de droite.

D'autres candidats se sont déjà déclarés au sein de LR, tel le maire du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq.

- Des centristes ? -

De son côté, la maire du Ve et cheffe de file du groupe Républicains et indépendants (LRI), Florence Berthoud, s'est récemment prononcée en faveur d'une primaire, mode de désignation déjà expérimenté en 2014. Mais pour l'ancienne ministre, "si on part divisés, on laisse les clés de Paris à Anne Hidalgo. La division a toujours servi l'adversaire. Et je crois qu'une primaire ne ferait que la renforcer".

Avant de trancher ce débat capital, avec une commission d'investiture prévue à l'automne, Les Républicains s'affairent à composer la liste pour les Européennes du 26 mai, premier test grandeur nature pour la présidence de Laurent Wauquiez.

A défaut de garanties quant à leur position sur la liste, plusieurs eurodéputés sortants devraient être reconduits, notamment Nadine Morano, Brice Hortefeux, Geoffroy Didier, Franck Proust, Alain Cadec, Angélique Delahaye et Anne Sander.

Parmi les possibles entrants, circulent les noms des porte-parole du parti Lydia Guirous et Laurence Sailliet, de l'ex-députée Laurence Arribagé, ou encore de Cristina Storoni, directrice adjointe du cabinet du président du groupe LR à l'Assemblée Christian Jacob.

Circulent également les noms du vice-président de la région Ile-de-France et proche de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard, du maire de La Ciotat Patrick Boré ou encore de l'adjoint au maire de Nice Bernard Asso. Quelques places devraient également être réservées à des candidats centristes du parti d'Hervé Morin, sous réserve d'accord électoral.

Annoncer des noms sans donner leur ordre sur la liste, "cela permet de commencer la campagne avec 30 candidats qui vont se déployer, sans se poser la question des éligibles et des non-éligibles", a-t-on expliqué dans l'entourage de Laurent Wauquiez.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le