LR: des élus envisagent de créer un nouveau groupe au conseil de Paris
Des élus du groupe Les Républicains envisagent de créer un nouveau groupe au Conseil de Paris pour faciliter la mise en oeuvre d...

LR: des élus envisagent de créer un nouveau groupe au conseil de Paris

Des élus du groupe Les Républicains envisagent de créer un nouveau groupe au Conseil de Paris pour faciliter la mise en oeuvre d...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Des élus du groupe Les Républicains envisagent de créer un nouveau groupe au Conseil de Paris pour faciliter la mise en oeuvre d'une "stratégie d'ouverture", espérant obtenir de meilleurs résultats aux municipales de 2020 qu'aux européennes de dimanche, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

"Nous sommes en réflexion", a déclaré auprès de l'AFP le maire du XVe arrondissement, Philippe Goujon. "Toutes les options sont ouvertes pour mettre en adéquation la stratégie d'ouverture et de rassemblement, et la structure" qui la permettra, a-t-il poursuivi.

"Pour le moment je suis adhérent LR, ça durera le temps que ça durera", a-t-il ajouté.

Alors que le parti Les Républicains (LR) s'est effondré dimanche, se plaçant quatrième avec 8.44% au niveau national et 10.19% à Paris, l'élu du XVe arrondissement - plus grand pourvoyeur de conseillers municipaux - est convaincu que "ce n'est pas une stratégie de se recroqueviller sur LR, qui représente beaucoup moins qu'attendu".

Alors que le scrutin aura lieu en mars 2020, plusieurs candidats briguent la mairie de Paris comme Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq et Marie-Claire Carrère-Gee.

Réclamée par plusieurs élus parisiens, l'idée d'une primaire a été rejetée par le patron des LR Laurent Wauquiez. Ce dernier a par ailleurs souhaité un "candidat aux municipales membre de LR", selon plusieurs participants au petit-déjeuner organisé début décembre avec les maires et parlementaires parisiens.

"Si on y va tout seul, avec les maigres contingents LR, je ne suis pas sûr qu'on gagne les élections municipales", ajoute M. Goujon, qui estime que la candidature de l'élu de centre-droit "Pierre-Yves Bournazel fait partie des candidatures qu'il faut prendre en compte".

"Rien n'est encore fait mais nous travaillons" à un rassemblement et "les lignes pourraient bouger la semaine prochaine", soufflait une autre source proche de LR. La formation d'un nouveau groupe à droite pourrait survenir avant le prochain conseil de Paris, du 11 au 14 juin.

Mardi, dans une lettre commune, six maires d'arrondissements parisiens dont MM. Philippe Goujon, Geoffroy Boulard (XVIIe arrondissement), Jean-François Legaret (Ier), MMes Florence Berthout (présidente du groupe LRI au Conseil et maire du Ve arrondissement), Jeanne d'Hautesserre (VIIIe), Delphine Bürkli (IXe) ont pris leur distance avec la direction du parti LR.

"Nous souhaitons porter un projet collectif d'alternance, ouvert et construit au-delà des logiques partisanes", écrivent les élus.

Dans la foulée, Geoffroy Boulard a remis à Laurent Wauquiez sa démission du poste de secrétaire départemental de la fédération LR à Paris.

"Chacun doit prendre ses responsabilités même si cet échec est un échec collectif", a-t-il fait valoir auprès de l'AFP.

Danièle Giazzi (XVIe), dont le nom apparaissait dans le communiqué, "n'a pas signé cette lettre qui a depuis dû être corrigée", a précisé mercredi son porte-parole. "Je suis favorable à un rassemblement très large de la droite et du centre. Il ne faut surtout pas se recroqueviller comme Laurent Wauquiez nous l'a demandé pendant la campagne des Européennes", a-t-elle dit au journal Le Monde.

La maire du 7e arrondissement et candidate déclarée Rachida Dati a répliqué sur BFMTV: "Le rassemblement ce n'est pas aller dans une petite salle et dire +J'ai peur de perdre mon arrondissement donc j'enlève mon étiquette, mes convictions, je suis pour tout mais je suis rien, pour tout le monde mais avec personne+. Paris mérite mieux".

"Ils veulent une droite chewing-gum, qui finit collée sous la semelle des marcheurs!", s'est-elle exclamée, avant de tacler Pierre-Yves Bournazel: il "vote contre nous au national, mais il a toujours un pied comme un refuge dans notre groupe, à un moment donné il faut de la clarté".

"Je n'appartiens pas à M. Wauquiez, je suis de droite. (...) J'ai des idées, j'ai fait des propositions, sur la sécurité, sur les familles, je vais continuer sur l'environnement", a ajouté Mme Dati.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

LR: des élus envisagent de créer un nouveau groupe au conseil de Paris
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

LR: des élus envisagent de créer un nouveau groupe au conseil de Paris
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le